Tshopo: Des organisations proposent une révolution sociale contre les alliances politiques en RDC

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Le Groupe de travail pour la décentralisation et les élections (GTDE)

Le Groupe de travail pour la décentralisation et les élections (GTDE) a organisé un forum citoyen; mercredi 12 novembre 2020 dans la Tshopo à Kisangani. Après avoir évalué la crise actuelle, les organisations participantes ont proposé une révolution sociale contre les alliances politiques en RDC.

Le débat citoyen du jour tournait autour du thème : « les consultations présidentielles, défis et perspectives pour la stabilisation des institutions politiques en République démocratique du Congo ».

« La RDC est dans l’hôpital. Il faut une thérapie de choc », a dit François Lemba de GTDE. C’était à l’ouverture de cet échange démocratique.

En effet, le Prof Alphonse Maindo de l’Université de Kisangani s’est interrogé en ces termes : « Que faire pour que les institutions qui sont mises en mal par les alliances politiques puissent véritablement se stabiliser? ».  D’où, l’importance d’une révolution.

Selon ce Prof, les alliances politiques sont devenues des menaces aux fonctionnements des institutions politiques. Pour cause ? Le système néo patrimonial qui règne au pays, opprime la population. Une situation qui et entraîne même à la mort de l’Etat y compris de ses dirigeants.

Des critiques émouvants

Le débat autour du thème : « les consultations présidentielles, défis et perspectives pour la stabilisation des institutions politiques en République démocratique du Congo »

Pierre Kibaka, de l’ONG Justice et Libération a fait un constat amer du pays.  Il a relevé une situation conflictuelle de collaboration entre les institutions politiques en RDC depuis son accession à l’indépendance. Selon lui, cette absence d’harmonie se solde toujours par des conflits armés. Ce défenseur des droits humains s’étonne que les Assemblées Provinciales battent le record des conflits.

« Est-ce de l’incompétence de leurs dirigeants. Quand est-ce qu’on va songer au développement du pays», s’exclame-il.

Ainsi, Pierre Kibaka estime qu’il n’y a pas des conflits institutionnels, plutôt des individus.

A son tour, Prof Bily Bolakonga, recteur de l’Université Mariste du Congo a pris la parole. Il s’est focalisé sur ce que le peuple congolais peut s’attendre des consultations Présidentielles actuelles.

De ce fait, il souligne que l’union sacrée se fait quand le pays est en danger, mais pas un individu. D’où, il compare  ce qui se passe à quelqu’un qui casse le thermomètre pour faire baisser la fièvre.

Alors, il soulève des hypothèses de risques à l’issue des consultations présidentielles. Il est question de risque du surplace et de l’implosion du pays. Cet ingénieur agronome  appelle chaque congolais à transcender ses égos pour aller au développement.

Des échanges fructueux dans la Tshopo

Une révolution de mentalité de l’homme et du système politique.

L’assistance a interrogé les intervenants en ces termes : « comment la révolution sociale va se faire pour sortir le pays  de la situation actuelle qui enfonce la misère des congolais ».

Et au Prof Alphonse Maindo de répondre qu’il est question d’une révolution de mentalité de l’homme et du système politique. Ce qui nécessite une organisation harmonieuse et solide. Cela, en cultivant des valeurs. Politologue, le Prof Maindo  s’articule autour du mystique notamment celui de la nation.  Ce qui doit être une foi intense, très forte à travers la nation congolaise.

En outre, il a fait allusion au mystique de l’Etat. D’autant plus que la nation est immatérielle et a comme mission, d’accomplir le bonheur de l’homme.

A l’en croire, le mystique est aussi un engagement citoyen pour que la population exerce un contrôle sur les institutions. Donc, chacun doit se retirer soi-même devant sa propre conscience pour découvrir sa mission. Ainsi, il décidera, soit d’accomplir sa mission pour la nation, ou tout simplement de la trahir.

En somme, les participants ont formulé une série de recommandations. Le GTDE et la Synergie Mapping-Tshopo sont chargés d’acheminer ces préoccupations des boyomais aux consultations présidentielles en cours.

Il faut souligner que les participants étaient nombreux à répondre à cette invitation. Ils étaient composés des étudiants ; des acteurs politiques ; mouvements paysans ; agents de l’Etat ; enseignants ; société civiles ; mouvements citoyens ; organisations des femmes et confessions religieuses.

Ernest Mukuli

 

 

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