Tribunal spécial pour le Congo : le Président de la République appelé à se saisir de la 67ème session du conseil de sécurité de l’ONU

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Me Justin Bahirwe, défenseur des droits humains

Me Justin Bahirhwe lance un appel au Président de la République pour la 67ème session du conseil de sécurité des nations unies. Le Chef de l’Etat devrait saisir cette occasion pour demander un tribunal spécial pour le Congo.

 

Le coordonnateur de l’ONG SOS information juridique multi sectoriel (IJM) n’utilise pas quatre chemins. Pour lui, le seul moyen pour que les présumés auteurs des crimes répondent de leurs actes demeure : ‘’l’établissement d’un tribunal spécial pour le Congo’’. La seule solution se trouve bel et bien dans la vision du chef de l’État. Car il avait promis qu’il y aurait une phase de justice transitionnelle en RDC.

Me Justin Bahirhwe estime que cette promesse peut se concrétiser à l’assemblée générale du conseil de sécurité de l’ONU. Au cours de la session de septembre 2021, Felix Tshisekedi peut demander d’établir un tribunal spécial pour le Congo. Puisque dans la plupart des cas, seul le pays concerné peut faire cette requête. Ainsi tous les congolais dont ces actes affreux ont affecté auront droit à une justice ; et s’en suivra les réparations tant attendues.

« Nous venons de saisir une fois de plus le Président de la République ; qui sera à l’assemblée générale de l’ONU en septembre. Nous avons voulu qu’il saisisse cette occasion pour demander de manière formelle la création d’un tribunal spécial pour la RDC »

Les juridictions nationales compétentes mais… 

Selon Justin Bahirwe, la justice congolaise à elle seule ne pourrait pas résoudre ce problème. D’autant plus qu’elle fait face à des problèmes d’ordre logistique, budgétaire et d’expertise qualifié.  Il y a aussi son fort rattachement au ministère national de la justice qui interfère dans plusieurs dossiers. Ce, avant d’évoquer le problème des immunités qui sont accordés à plusieurs autorités pourtant présumés auteurs de ces crimes. D’où la justice n’a pas le moyen de les entendre.

‘’Les juridictions nationales c’est vrai ont la compétence. Mais, elles n’ont pas l’expertise nécessaire et n’ont pas l’indépendance ; moins encore le matériel, les finances et la logistique pour leur travail’’.

Il ajoute :

’Il est vrai que les auditorats et les parquets sont généralement, sous l’influence de la justice ; mais la plupart de présumés auteurs se sont distribués des immunités et privilèges au sein du gouvernement ; de l’assemblée nationale ; du sénat ; de la police et dans les services de renseignement ; tout ça pour échapper à la justice nationale’’.

Il faut souligner que le collectif de défenseur des droits humains en RDC a écrit une nouvelle lettre à madame le haut-commissaire de l’ONU aux droits humains. Objectif ? Que les annexes du rapport mapping contenant les noms des présumés auteurs soit rendu public.

Benjamin Marhegeko

 

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