Sud Kivu : une carence d’eau met un doute sur l’efficacité de la REGIDESO

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Engouement autours d'un point d'eau à Bukavu

Les trois communes de la ville de Bukavu connaissent une interruption inexpliquée d’eau de la REGIDESO; Longtemps épargnés par  cette situation, les habitants de la ville se posent la question: est-ce une erreur de responsabilité hiérarchique dans cette régie de distribution d’eau (REGIDESO) ?

En fait, pour atteindre le lieu de travail, certains parents envoient leurs enfants aux heures obscures du matin,  puiser dans le lac Kivu; ou dans la rivière Ruzizi.

Situation difficile, car plus de quatre corps sans vies ont été ramassé aux abords de ces endroits ces deux dernières semaines; selon un rapport fourni par la société civile du sud kivu. Aussi des cas de viols des jeunes filles ont été signalés dans ces lieux.

Ceci cause un désarroi de parents face à leurs responsabilités et une culpabilité du silence radio des autorités urbaines.

Certains habitants contactés lancent une alarme sur la propagation des maladies diarrhéiques en cette période de corona virus.

La REGIDESO culpabilisée

Direction générale de la REGIDESO à Kinshasa

Le docteur Joyeux Bwami, épidémiologue médecin chef de zone d’Ibanda confirme la propagation des cas de choléra dans la ville; (un cas à Camp Luziba, un cas vers Mushununu à Panzi, et un cas à Chai Kabuye).

« Il y a toute la cascade de maladies de mains salles et la fièvre typhoïde prend l’élan », insiste le docteur Joyeux Bwami.

«Chaque personne doit boire 4 litres d’eau par jour  et 40 litres par jour pour chaque ménage dans une ville comme Bukavu. Ce pour préparer,  pour  les  toilettes modernes, la lessive, pour préparer à manger. » Précise-t-il.

“Le manque d’eau dans une ville comme Bukavu est une catastrophe. C’est une extrême urgence pour les autorités. Qu’une autorité reste silencieuse face à cette situation, c’est criminel. Car, on peut manquer le courant mais pas l’eau. Vaut mieux manquer le courant électrique au lieu de plonger la population à une carence d’eau.  C’est un crime contre la population de la ville de Bukavu. », estime le docteur Joyeux Bwami.

Voila pourquoi il invite les autorités à intervenir pour mettre fin à cette situation avant que le pur n’arrive. Car si la situation persiste, on risque d’enregistrer beaucoup de pertes en vies humaines.

Contacté à ce sujet, le directeur provincial de la REGIDESO, monsieur Tumba Kayembe a montré des difficultés de mobiliser 8000 euros pour réparer la panne repérée dans leur cabine technique.

« La REGIDESO a fait appel au niveau de Kinshasa pour aider à trouver une solution. » annonce- t-il.

John Zihindula

 

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