Sud-Kivu : NDSCI alerte sur une maladie inconnue dénommée « Eleki »

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Vue de Bukavu, Chef-lieu du Sud-Kivu (ph tiers)

Une maladie d’origine inconnue dénommée « Eleki » sévit actuellement au Sud-Kivu et Bukavu n’en fait pas exception. L’alerte est de la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) adressée principalement aux autorités sanitaires.

 

La NDSCI indique que c’est depuis plusieurs mois que la souffre de cette maladie dont l’origine est inconnue. Il s’agit d’une maladie qui  attaque les enfants, les adultes et même les personnes de troisième âge. Sa caractéristique consiste à se gratter toutes les parties du corps humain. Plusieurs personnes affirment qu’elle est également contagieuse.

Pour cette structure citoyenne, la maladie sévit également dans différentes prisons de la province du Sud-Kivu. Par exemple, Kalehe, Kabare, y compris la prison centrale de Bukavu.

Par conséquent, elle demande aux autorités sanitaires de chercher une solution à cette maladie. Ce, avant que le pire n’arrive.

La NDSCI plaide pour des études afin d’ étudier les causes de cette maladie et trouver un remède contre « Eleki ». D’autant plus que certains malades sont en train de se rendre chez les herboristes et chez les infirmiers sans solution.

NDSCI, des témoignages 

Arlain Batandi un jeune habitant du  quartier Cikonyi dans la commune de Bagira à Bukavu témoigne :

« J’étais victime de cette maladie, elle m’a fait souffrir. Je suis allé partout sans aucune solution. Cette maladie attaque les parties du corps humain. Je ne dormais plus, je passais toute les nuits à me gratter. Il suffit seulement de porter mon habit  ou de dormir sur le même lit que moi et vous tombez aussi victime.

Selon d’autres sources, cette maladie est à la base des séparations de plusieurs couples. D’autant plus qu’elle attaque même les parties les plus intimes. Certaines femmes rencontrées à Kadutu, Kabare et Walungu renseignent que cette maladie ne guérit pas. Elle fait souffrir les parents et les enfants. Il faut souligner qu’une fois atteinte, la femme n’allaite  plus son bébé. Pour ces femmes, malgré leur présence dans des chambres de prière ainsi que le contact avec les infirmiers ; et herboristes la solution n’arrive pas.

Judith Asina

 

 

 

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