Sud-Kivu : le SYECO radicalise sa grève et demande la levée de suspension des chefs d’établissement !

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Les élèves réclament la rentrée scolaire

Les enseignants du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) ont décidé. Ce syndicat radicalise sa grève. Au cours de l’assemblée évaluative du 26 octobre 2020, ils demandent la levée de suspension des Chefs d’établissement.

Ces enseignants ont décidé de boycotter pour la nième fois, la rentrée scolaire qui devrait avoir lieu le 12 octobre dernier. Pour eux, ils vont radicaliser leur mouvement de grève jusqu’ à ce que le gouvernement réponde positivement à leurs revendications.

« Le gouvernement a trompé une fois de plus les enseignants en leur disant que toutes  les nouvelles unités(NU) seront payées. La majorité de NU à l’école primaire n’a pas été payée ».

Les enseignants ont passé en revue tous ces éléments. Ainsi, ils vont rester à la maison. Pour retourner à l’école, il faut que les NU de l’école primaire connaissent leur sort. En somme, ils réclament la suppression des zones salariales, bref, l’application de l’accord de Bibwa.

La grève se radicalise

La Syeco radicalise la grève
La Syeco radicalise la grève

« Tant que ces garantis ne seront pas là, aucun enseignant ne pourra se présenter à l’école pour enseigner », indique Roger Matabaro, secrétaire provincial de SYECO section du Sud-Kivu.

Aussi, ils ont mis en garde le chef de division qui aurait permis la suspension des cinq chefs d’établissement du complexe d’Ibanda. Cela, sans aucun motif valable.

« En tout cas, nous le mettons en garde. Et s’il ne lève pas cette suspension, il nous verrons sur son chemin. Puisqu’aucun chef d’établissement ne peut autoriser les enfants d’être dans la rue ».

C’est ce que fait savoir Safari Mirindi, Secrétaire provincial du Syeco en charge de l’implantation.

Ces enseignants plaident pour l’amélioration de leur condition sociale afin de ne pas subir le même sort que l’année précédente. Un enseignant NU note :

« Nous aimerions que les conditions des enseignants soient améliorées avant d’enseigner. Ils veulent nous distraire avec des suspensions. Nous préférons rester à la maison que d’aller enseigner sans rien gagner et sans savoir quelle est notre sort. Finalement, on risque de mourir à l’estrade »

Pour rappel, les élèves du complexe d’Ibanda ont marché pacifiquement, le 20 octobre 2020 à Bukavu, Chef-lieu du Sud-Kivu. Alors, ils sont allés jusqu’au gouvernorat de province pour demander au gouvernement central de payer leurs enseignants.

Joseph Manegabe

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