Sud-Kivu: La rentrée scolaire conditionnée par la paie des NU et la suppression des zones salariales

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Enseignants et élèves d'une école à Kinshasa, 19/11/2011.

La synergie des syndicats des enseignants du Sud-Kivu pose des conditions pour la rentrée scolaire 2020-2021 prévue le 5 octobre 2020. Il est question notamment de payer les Nouvelles unités (NU) et supprimer les zones salariales.

Ces enseignants se sont exprimés dans une correspondance adressée au Secrétaire général présent à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.

Pour eux, il n’est pas question de se lancer dans la nouvelle année 2020-2021 si leurs conditions ne sont pas respectées. Il est s’agit de payer les NU ; supprimer les zones salariales ; payer le 2ème et 3ème pallier ; annuler les arrêtés qui causent préjudice à la prise en charge des véritables NU et l’amélioration des conditions sociales des enseignants déjà payés ; sanctionner les collaborateurs du SG qui excellent dans la magouille perturbant l’administration à la base au sein de l’EPST Sud-Kivu ; décaisser les fonds alloués à l’organisation du Test national de fin d’études primaire (Tenafep) afin de rémunérer tous les intervenants.

Déclic sur la rentrée scolaire

Il faut souligner que, les enseignants ont pris cette décision à l’issue de leur Assemblée générale. A cet effet, ils ont relevé plusieurs préoccupations.

Parmi ces dénonciations figurent entre autres les arrêtés créant de nouveaux  bureaux gestionnaires ; et affectant les nouveaux agents dans les anciens bureaux soient en circulation au Sud-Kivu. Les syndicats veulent savoir si c’est un besoin urgent ; ou une perturbation volontaire des politiciens pour faire échec à la gratuité de l’enseignement que prône le Président Tshisekedi. Car, pendant que l’Etat congolais veut maitriser les effectifs, ces derniers luttent pour ajouter d’autres NU.   

Ils annoncent au SG que tous ces nouveaux bureaux n’ont pas d’infrastructures. Selon eux, c’est l’organisation matérielle qui précède l’organisation administrative.

Ainsi, ils accusent certains collaborateurs du SG, fils du Sud-Kivu, de piétiner les instructions officielles.

« Ils profitent du fait d’être à vos côtés pour vous induire en erreur. Ils sollicitent des commissions d’affectations. Ce qui violent les normes d’engagement ». 

Quid de la gratuité de l’enseignement ?

Le Ministre national de l’EPST dans une salle de classe
Le Ministre national de l’EPST dans une salle de classe

Les enseignants veulent également savoir si le Ministre national de l’EPST a autorisé la paie de prime à l’école secondaire.

En somme, ils demandent ce que sera le sort de ceux qui interviennent dans les écoles primaires.

« Peut-on dire que le Ministre a institutionnalisé la prise en charge des enseignants par les parents ? »

Par ailleurs, ils veulent avoir la suite de ceux qui ont accepté, de manière patriotique, de corriger le Tenafep. Ce, d’autant plus qu’ils ne sont pas encore payé jusqu’à ce jour.

Joseph Manegabe

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