Sud-Kivu : « Des avancées significatives enregistrées dans le projet PICAGL »

0
84
Marcelin Amani Bahaya, Ministre provincial de l’agriculture du Sud-Kivu

Le Projet Intégré de Croissance Agricole dans le Grand lac (PICAGL) enregistre des avancées significatives. Le Ministre provincial du Sud-Kivu l’a affirmé dans un point de presse, jeudi 31 décembre 2020 à Bukavu.  Marcelin Amani Bahaya, Ministre provincial de l’agriculture du Sud-Kivu a étalé l’évolution de tout ce qui se passe dans le PICAGL.  Cela, compte tenu des rumeurs et manifestations des mouvements citoyens et la société civile.

Réagissant aux questions des professionnels des médias, le Ministre a confirmé qu’il y a des avancées justificatives dans ledit projet. Ce, même si la plus grande partie de la population de la remarque pas. Il s’agit surtout de ceux-là qui vivent en milieu lointain du milieu d’expérimentation, le cas de ceux qui vivent en ville.

Selon lui, PICAGL est un projet du développement durable qui demande du temps pour  sentir son impact. Il précise que c’est la Banque mondiale qui finance ce projet. Ainsi, il vise l’amélioration de condition de vie de la population dans les secteurs de l’agriculture, pêche et élevage. D’où, il ne gère pas seul mais avec d’autres ministres et membres du gouvernement provincial. « Le travail est bien fait », rassure-t-il.

Production de manioc

Production du manioc. Image/Tiers
Production du manioc. Image/Tiers

Le Ministre se frotte les mains pour les travaux déjà réalisés. Pour lui, pour résoudre un problème de la famine, donc de l’agriculture, il faut d’abord les semences appropriées.

Ainsi le travail a commencé par la multiplication des boutures de manioc résistant à la mosaïque. Il affirme qu’un champ model de 600 ha à distribuer aux ménages regroupés aux coopératives agricoles, semences des cotons, riziculture. A cela s’ajoute un périmètre rizicole très suffisant. Il en est de même pour le bananier qui a produit 70.000 rejets capable de résister au sol bactérien destinés aux ménages. Seulement, la plupart de la population n’est pas encore servi. 

A cet effet, il recommande la patience. Car on ne peut pas commencer aujourd’hui et avoir le résultat le même jour. Par exemple, le manioc qui demande 9 à 12 mois ou année pour sa croissance. 

Production de lait

Extraction du lait. Image/Tiers
Extraction du lait. Image/Tiers

Pour la production du lait, le Ministre indique que c’est presque la même chose. D’autant plus qu’il faut deux à trois générations pour avoir des vaches laitières. Il a fallu commencer par lutter contre les parasites qui attaquent les bovins pour la multiplication des variétés de vaches laitière. Raison pour laquelle,  il faut la formation des techniciens, identifier les zones des frayeurs chez les bovins et chez les poissons. Ceci dans l’objectif d’une production à grande échelle.

Toutefois, le Ministre Amani reconnait qu’il y a encore un grand travail à faire. Surtout du côté des routes des dessertes agricoles où jusque-là, rien n’a été fait, dont la responsabilité revient à l’Office des Voieries et Drainage (ODV).

PICAGL; des défis 

Le Ministre reconnait avoir connu des difficultés majeures. Il est question entre autres du retard de deux ans du début des activités contrairement au calendrier nationale. C’est pourquoi le plan de restructuration de projet et décentralisation serait important. En outre, la présence du covid-19 a complètement perturbé les activités. 

Ce qui explique que les réalisations sont de 17 pourcent du projet. Il souligne cette situation donne de l’espoir. D’ici deux ans, il y aura des résultats positifs.

Toutefois, le Ministre demande l’implication de tous. Surtout que  87/100 de la population du Sud-Kivu est rurale et vit de l’agriculture.

Il faut souligner que PICAGL concerne à peu près 200.000 ménages regroupés en coopératives agricoles encadré. Le Ministre a invité les journalistes à s’y rendre pour palper la réalité sur terrain.

En somme, il a appelé la population à la patience puisque le projet est en cours de production. Il a annoncé que certains produits sont déjà sur marché sous l’appellation du riz « Nyange Nyange ».

Louise Busane

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
7 − 2 =