Sud-Kivu: A qui profite la catastrophe d’Uvira? Réfléchissons!!!

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Inondation dUvira

Pourquoi la délégation gouvernementale en provenance de Kinshasa tient mordicus à se rendre à Uvira malgré les mesures de confinement? Ce questionnement défraie la chronique des médias locaux ce dernier temps.

Ainsi, la population d’Uvira continue à refuser cette visite. Celle-ci survient à un moment où le monde entier, et le président de la république, recommande le confinement face au Coronavirus.

En effet, le mois passé, le président interdisait « tous les vols de passagers dans les deux sens Kinshasa – provinces; à l’exception d’avions transportant du fret, dont les équipages seront soumis à un contrôle strict au départ et à l’arrivée »

Et la population de Bukavu, organise des vigiles aux ports afin d’empêcher cette délégation de débarquer dans la ville. Elle devait y transiter avant d’aller à Uvira. Il y va de la sécurité sanitaire de la région mais aussi, et surtout, du respect des règles de confinement décrétés dans l’état d’urgence au niveau régional et national : restez chez vous.

Alors, que se passe-t-il? Lorsque des personnalités politiques de la présidence et du gouvernement de Kinshasa initient une mission dite humanitaire; au mépris de toute règle hygiénique sous prétexte d’évaluer les dégâts d’une catastrophe naturelle survenue à Uvira?

Le Coronavirus est à craindre pour sa capacité dévastatrice connue à travers le monde; mais, il est apprécié de manière différente par les uns et les autres.

Certains considèrent le Covid 19 comme un obstacle à leurs projets de missions, au cours desquelles ils pourront justifier des dépenses du fonds public; et fabriquer des factures d’hôtels, restauration, et qui sait! des grosses primes de risques.

D’autres encore, considèrent le Coronavirus comme une opportunité de s’enrichir.

Une autre catégorie de politiciens n’hésiteraient pas à s’investir pour que ce fléau dure le plus longtemps; justifiant leurs postes et salaires de riposte, pour le plus longtemps possible.

Une question demeure: pourquoi la délégation de Kinshasa insiste à aller là où l’on ne veut pas d’elle? Qu’est ce qui est derrière cette mission?

Il est vrai que dans un système de corruption, la gestion de l’appareil de l’Etat finit par se rabattre sur une compétition consistant à savoir, qui va détourner le plus.

Certes, le gouvernement actuel semble être à l’affût de malins corrompus; notamment en mettant aux arrêts certains individus qui seraient suspectés de détournement. Mais, cela suffirait-il à éradiquer le virus de la corruption et la compétition de l’enrichissement rapide par le détournement des deniers publics ?

Cas d’Ebola

A l’instar du dernier ministre de la santé, aujourd’hui inculpé et condamné à 5 ans de travaux forcés pour détournement de fonds destinés à la riposte contre le virus Ebola; certains animateurs du régime précédent comme actuel, le considéreront comme un héros, qui « a vu clair » comme on le dit à Kinshasa.

Le plan de riposte au Covid 19 pourrait facilement être victime de ces précédents; si les autorités nationales commencent déjà à se comporter de manière irresponsable; et ce, en contradiction avec un ordre présidentiel d’isolement et contre la volonté populaire de refuser leur présence à Uvira et au Sud-Kivu.

En plus de cela, cette délégation serait beaucoup plus suspecte d’une saisie de l’opportunité de l’inondation pour se taper une mission pour un petit enrichissement rapide. Ou bien, et pourquoi pas, venir répandre le virus pour crier à l’alerte nationale et faire un appel de fonds au dos de la population. Car, hélas, le Kivu est déjà réputé comme région meurtrie par différentes catastrophes naturelles ou humaines. Ce qui justifie une attention internationale qui se solderait par un appui financier certain.

La culture en R.D.C consistant, hélas, à s’enrichir à tout prix!

Amani

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