Riposte Ebola : les nations unies vont lancer les enquêtes sur les allégations de violences sexuelles

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10ème épidémie d’Ebola

Les nations unies ont annoncé le lancement d’enquêtes sur les allégations spécifiques de violences sexuelles de la 10ème épidémie d’Ebola. Car, certaines femmes ont dénoncé des comportements d’exploitation et abus sexuels lors que la riposte, dans l’Est de la RDC.

Le Coordonnateur humanitaire en RDC a annoncé le lancement de ces enquêtes dans un communiqué publié le 23 décembre 2020. Mais, c’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui va mener cette commission. 

Pour le Coordonnateur humanitaire, la RDC devrait poursuivre la lutte pour mettre fin à l’exploitation et aux abus sexuels.

Il rappelle que le Comité permanent inter-organisations (IASC) a déployé une mission, du 20 octobre au 14 novembre 2020. Objectif ? Mieux comprendre pourquoi, malgré les efforts existants, ces abus ont pu avoir lieu. 

En effet, l’instance mondiale de coordination humanitaire a partagé son rapport avec l’Equipe pays et les représentants des organisations humanitaires.

Selon la mission IASC a constaté : « un important apport monétaire ainsi qu’une main-d’œuvre masculine disproportionnée ; et extérieure aux communautés locales avaient augmenté les risques d’inconduite, y compris d’exploitation et abus sexuels (EAS) ». 

A cela s’ajoute le manque de mécanismes, facilement accessibles et sécurisés ; pour signaler les abus dans le cadre de la riposte à l’épidémie d’Ebola. 

Vivement des changements

Ebola. Image/Tiers
Ebola. Image/Tiers

Pour la mission IASC, il faut des changements systémiques pour renforcer les efforts de l’Equipe humanitaire. D’autant plus que le Secrétaire-général de l’ONU a une politique de tolérance zéro vis-à-vis de ces agissements. D’où, une investigation approfondie sera menée pour toute allégation concernant le personnel, national et international des Nations Unies. 

Si la personne est jugée coupable, elle sera punie conformément aux règles administratives et aux lois nationales.

Des recommandations  après Ebola

Le rapport de la mission IASC recommande également la revue des mécanismes de plainte. Il s’agit de s’assurer que les bénéficiaires et le personnel qui souhaitent signaler des abus le fasse en toute sécurité. 

Aussi, souhaite-t-elle, une surveillance accrue des procédures de recrutement ; la diligence requise et les vérifications sur les antécédents lors du recrutement du personnel ; un appui plus soutenu et spécifique pour prévenir l’exploitation et les abus sexuels. Ce, y compris l’allocation de fonds pour sensibiliser la communauté aux EAS et aux moyens de signaler les abus. 

En somme, il faudrait le soutien des autorités nationales afin de demander des comptes aux auteurs de ces faits. 

Judith Asina

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