RDC : ODEP réclame l’évaluation des dégâts causés par Covid-19 sur le tissu économique et social

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L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) réclame l’évaluation des dégâts qu’a causés le Covid-19 sur le tissu économique et social. Objectif ? Connaitre notamment le niveau de sinistre atteint en termes d’activités formelles suites aux mesures prises pour éviter la propagation de la maladie. 

L’ODEP l’a fait savoir dans un communiqué publié, mardi 22 décembre 2020. 

Le Programme Multisectoriel d’Urgence d’Atténuation des Impacts de Covid-19 (PMUAIC) était élaboré sous la Coordination du Ministère du Plan. Il lui revient la tâche d’initier une évaluation à mi-parcours du programme initial.

Ainsi, ce programme devrait procéder à sa consolidation avec les nouveaux besoins nés de l’évaluation de la pandémie ; et des nouvelles mesures du Gouvernement et de leur impact sur le tissu économique et social. 

L’évaluation s’impose

L'évaluation s'impose
L’évaluation s’impose

Pour cette organisation, aucune évaluation de l’impact, du confinement sur le tissu économique n’a été faite. Alors qu’elle aurait permis de connaître le niveau du sinistre atteint en termes notamment d’activités formelles tombées en faillite ; des auto-emplois sinistrés, le niveau du chômage atteint, les contreperformances en matières de mobilisation des recettes publiques, l’impact sur les échanges entre les provinces et avec l’extérieur, sur la balance des paiements. 

Selon l’ODEP, cette évaluation s’impose parce qu’à ces dégâts non évalués vont s’ajouter des nouveaux que vont causer le couvre-feu. D’autant plus que cette nouvelle mesure va affecter beaucoup d’activités non seulement dans le secteur des loisirs ; mais dans tous les petits commerces et activités liées aux hôtels, terrasses, bars, restaurants, locations des véhicules. A cela s’ajoute les activités de productions avec des équipes de nuit.

Risque de crise alimentaire

Période des récoltes. Photo/Fondation Panzi RDC
Période des récoltes. Photo/Fondation Panzi RDC

L’ODEP indique que les secteurs agricole et rural risquent de s’effondrer davantage. Ainsi, les produits vivriers peuvent manquer aux populations urbaines avec les difficultés d’importation. 

De ce fait, la crise alimentaire va prendre des proportions alarmantes et les explosions sociales sont à prévoir. Du coup des émeutes de la faim et les pillages de triste mémoire qui risquent d’écrouler durablement les maigres infrastructures et l’économie.

Judith Asina

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