RDC : « le Ministre David-Jolino Makelele n’a jamais participé aux négociations du programme sino-congolais »

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John Omombo, chargé de communication du BCPSC

Le Bureau de Coordination et de Suivi du Programme Sino-Congolais (BCPSC) a fait une mise au point sur l’intervention du porte-parole du Gouvernement. Contrairement à ce qu’il a annoncé, le Ministre David-Jolino Makelele, n’a jamais participé aux négociations du programme sino-congolais.

Lors de ce point de presse sur le bilan de l’an un du Gouvernement, le Ministre Makelele a fait quelques déclarations.  Par exemple, qu’il a fait partie des experts congolais aux négociations avec la partie chinoise. Il a également qualifié ce programme de grande catastrophe contractuelle que le pays ait connue. Donc, il fallait la remettre sur la table pour des nouvelles négociations.

D’où la réplique du BCPSC, qui ne souhaite pas laisser passer et éclairer la lanterne. John Omombo, Chargé de communication du BCPSC a étalé point par point comment s’est déroulé les faits.

« Le Ministre n’a jamais participé à ces négociations », dit-il.  Y ont plutôt pris par, auxquelles le DG de la Gécamines de l’époque qui était un canadien et son adjoint, actuellement député.

Ainsi, le BCPSC assure le suivi de l’exécution de la convention de collaboration et ne gère pas l’argent. Les projets sont négociés entre l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) qui est l’œil technique  du Gouvernement et les entrepreneurs chinois. La partie congolaise ne gère pas l’argent et il n’y a aucun risque de détournement.

« Ceux qui ont l’art de la nuisance peuvent se tranquilliser », souligne John Omombo.

Pour lui, le Monsieur a refusé de s’informer et de se former sur les procédures des financements des projets ; et les mécanismes de remboursement.

Répartition après négociations

Coopération Chine-RDC
Coopération Chine-RDC

Selon le BCPSC a présenté la répartition de ce partenariat. Il s’agit notamment, du fait que ce soient les chinois qui apportaient le financement ; et qui présentaient de garanties à Eximbank of China. Ils ont 68% des parts tandis que la Gécamines qui représente l’État congolais en a 32%. Jusqu’au moment de la signature du contrat, il n’y avait aucun partenariat de grande envergure où la Gécamines avait 20%.

Il faut souligner qu’une centrale hydroélectrique est en construction à Busanga dans la Province du Lualaba, avec 240 MW de puissance. Les investisseurs chinois de Sicomines financent ces travaux. Il est question de répondre aux exigences du passage de Sicomines à sa deuxième phase d’investissement. Ce qui va permettre d’accroître sa capacité de production annuelle de 125 000 tonnes de cuivre à 250 000 tonnes.

Toutefois, la mise en service de cette centrale interviendra au dernier trimestre de l’année 2021. Son avantage consiste à fournir 170 MW à Sicomines et le reste à la population et les sociétés de la zone.

Judith Asina

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