RDC : le coordonnateur humanitaire condamne l’attaque de Kisunga dans le territoire de Beni

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David McLachlan-Karr, Coordinateur humanitaire en RDC condamne l’attaque du village de Kisunga, territoire de Beni, du 11 novembre 2021. Un incident qui a causé la mort de 35 personnes et environ 4000 personnes déplacées.  

 

La communauté humanitaire considère l’attaque du 11 novembre dernier, comme un des épisodes les plus meurtrières de l’année. Car elle a causé la mort de 35 personnes et le déplacement forcé d’environs 4.000 personnes. Sans compter le kidnapping des travailleurs du centre de santé  et le pillage dudit centre. Par conséquent, près de 12 000 personnes sont à présent privées de soins et de services sanitaires.

Ainsi David McLachlan-Karr condamne avec la plus grande fermeté ces violences envers les populations. Il présente ses condoléances les plus sincères aux familles endeuillées.

Selon lui, ce nouvel acte de violence vient s’ajouter à d’innombrables violations que subissent la population civile du territoire de Beni.

Depuis le début de l’année, dit-il, les violences frappent durement les populations de ce territoire. Ce qui les oblige à fuir, parfois à plusieurs reprises.

Pour le seul territoire de Beni, 798 000 personnes sont déplacées internes. Ces personnes et les communautés hôtes ne peuvent survivre qu’avec le soutien de la communauté humanitaire.

Les acteurs humanitaires se mobilisent pour Kisunga

Malgré ce contexte sécuritaire, les acteurs humanitaires sont mobilisés ; et ont apporté une assistance en sécurité alimentaire à plus de 458 000 personnes à travers le territoire depuis janvier 2021.

Toutefois, les besoins restent nombreux, dans un contexte également marqué par une résurgence de la maladie à virus Ebola. Accroître la réponse nécessite que les partenaires humanitaires accèdent en sécurité, rapidement et durablement à toutes les populations affectées.

Il faut souligner que des partenaires humanitaires ont suspendu leurs opérations dans les zones les plus touchées ; d’autres ne peuvent les mettre en place, du fait des violences.

Cependant, des milliers de familles ne peuvent se nourrir suffisamment, accéder à l’eau potable, à des soins de santé, et s’abriter des intempéries.

 

D’où, il appelle les parties en conflit de respecter leurs obligations et protéger les populations et les acteurs humanitaires.

Judith Asina

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