RDC : « le Congo n’est pas à vendre » réclame la nomination des dirigeants de la cour des comptes

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« le Congo n’est pas à vendre »

L’organisation « le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV) a fait une déclaration le 14 septembre 2020. Clôturant la formation des acteurs, elle réclame la nomination des dirigeants de la Cour des comptes. 

Cette recommandation s’adresse principalement au Président Felix Tshisekedi.  Une nomination qui se ferait conformément aux articles 12 et 17 de la loi organique et l’article 178 de la constitution.

Aussi, CNPAV lui demande de faire entrer en fonction les membres de la Cour des Comptes. Ce, conformément à l’article 9 de la loi organique ; d’instruire l’Inspection Générale des Finances (IGF) à transmettre ses rapports à la Cour des Comptes.

Constat de « le Congo n’est pas à vendre »

Pendant les échanges, CNPAV a constaté que la lutte contre la corruption constitue l’un des défis majeurs en RDC.

En effet, la corruption est un fléau qui impacte négativement l’existence même du pays. Elle a un coût énorme général car elle fragilise l’Etat. Ainsi, il y a incapacité généralisée à répondre aux attentes de la population et à ses propres besoins institutionnels.

Du point de vue politique, il y a l’incapacité de l’Etat de fonctionner correctement et instabilité des institutions.

De façon juridique, la corruption anéantie la notion théorique de la protection du citoyen. Cela, avec quasi-impossibilité d’obtenir justice, transformation de la police en institution judiciaire et magistrature avec pouvoir judiciaire constitutionnel sur papier.

De plus,  la corruption est à la base des conflits qui ont coûté plus de 6 millions de vie. Par conséquence,  il y a déplacement interne et externe des millions des personnes.

Il faut reconnaitre que la corruption entraine la faible application de la loi relative aux marchés publics.

Défis de la cour des comptes

Siège de la cour des comptes
Siège de la cour des comptes

Selon le CNPAV, la Cour des comptes possède un le potentiel très important dans la lutte contre la corruption. Mais, elle est confrontée à l’insuffisance de moyens humains, matériels et financiers ainsi que l’ineffectivité de la comptabilité publique. Des difficultés qui ne favorisent pas l’efficacité dans le contrôle des finances publiques et de la lutte contre la corruption.

Il faut signaler que, la mission de la Cour des comptes consiste au contrôle de gestion des finances de l’Etat ; des biens publics ; les comptes des provinces, des entités territoriales décentralisées ainsi que des organismes publics.

La réforme amorcée des finances publiques exige que cette institution supérieure de contrôle améliore son potentiel professionnel et institutionnel. Car, ladite réforme entend redonner plus d’importance à la fonction « contrôle »

Judith Asina

  

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