RDC : « La société Transco est en faillite »

0
192
Les Bus de la société Transport au Congo (Transco) sur les routes de la RDC. Image/Radio Okapi

L’Observatoire de la dépense publique (Odep) relève que la société Transport au Congo (Transco) est en faillite. Telle est le constat d’une étude effectuée en vue d’évaluer la gestion de cette entreprise de la RDC.

Pour l’ODEP, le vol à ciel ouvert caractérise la mauvaise gestion, des recettes de Transco. Les maux, qui rongent la société sont essentiellement l’inquiétante tenue de la comptabilité; des procédures des marchés publics opaques du au clientélisme ainsi que le conflit d’intérêt.

Interpellation des Autorités compétentes

A cet effet, l’Odep recommande au Président de la République de nommer des nouveaux mandataires de Transco. Aussi, devrait-il instruire une nouvelle mise en place au sein de la société. Cela, avant l’acquisition des 450 nouveaux bus qu’a annoncés le Ministère des transports et voie de communication.

Par ailleurs, le Gouvernement devrait ordonner des poursuites judiciaires contre le Directeur général en suspension ; son adjoint (actuellement intérimaire) et leurs collaborateurs. Il s’agit pour ces derniers, du Directeur financier et le trésorier. Pour cause? Fraude, détournement des deniers publics, blanchissement des capitaux et mauvaises gestion.

De plus, instituer un système de paiement électronique des tickets des passagers. Il est question ici, d’éviter la fraude lors du dépôt manuel des recettes à la banque.

Quid de la gestion de Transco ?

Société Transport au Congo
Société Transport au Congo

A sa création, cet établissement exploitait 29 lignes sur le réseau urbain ordinaire de Kinshasa et une ligne interurbaine “Kinshasa-Kikwit”. Aujourd’hui, moins de 100 bus sont en exploitation, sur les 500 bus acquis ; et les lignes ont sensiblement diminué se réduisant à une dizaine.

Selon l’Odep, la subvention mensuelle du gouvernement pour l’achat du carburant s’élève à 22 100 USD par jour pour l’ensemble des véhicules. Transco bénéficie de 80 000 Litres de carburant et de lubrifiants, chaque mois depuis sa création ; soit 960 000 litres par an. Malgré la réduction du nombre des bus, l’Etat continue à donner le carburant pour plus de 400 bus comme auparavant.

Par exemple, en 2013, le montant mensuel du Gouvernement alloué à Cobil était de 900 000 USD. Alors que la consommation de Transco était de 300 000 USD.

Les recettes s’étiolent 

Dans ses différents rapports, Transco déclare mobiliser 89% de ses recettes à Kinshasa. Ce qui représente une moyenne annuelle de 15 millions USD par an; 1,7 millions USD pour le réseau interurbain, c’est-à-dire Kinshasa et les provinces.

De même, l’Odep note une utilisation non rationnelle de carburant. Ce qui n’a aucun impact sur l’accroissement des recettes mensuel évaluées à 1, 250 millions USD de 500 bus.

Certains agents ont déclaré verser entre 200.000 FC et 250.000 FC (123 USD), soit 3 198 USD par mois. Ce qui représente une moyenne annuelle de 24 millions USD pour 400 bus mis en circulation. En somme, l’Odep signale que les chiffres que déclarent Transco ne sont ni crédibles, ni réalistes.

Imani

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
38 ⁄ 19 =