RDC: La situation de droits de l’homme tarde de s’améliorer

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Près d’une année depuis l’arrivée au pouvoir de Felix Antoine Tshisekedi, des observateurs notent que la situation des droits de l’homme tarde à s’améliorer au pays de Patrice Emery Lumumba.

Il y a lieu de noter notamment la libération de certains prisonniers politiques et le retour au pays, des exilés politiques tels que Moise Katumbi, Gouverneur honoraire de la province du Katanga, Robert Anzuluni, coordinateur national du mouvement citoyen Filimbi, Paul  Nsapu Mukulu de la FIDH.

Certains congolais qui ont, eux, quitté le pays lors du régime de Kabila sont encore réticents quant à leur retour, malgré l’alternance.

Parmi eux, nous citons Ngoie Ditdjima Pado, témoin clé des graves violations des droits de l’homme, exilé au Japon suite aux menaces physiques et intimidations de la part des anciens responsables de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR).

Il justifie sa crainte par le fait que tous les services de sécurité et de défense sont encore entre les mains des proches du Président honoraire, Joseph Kabila. Ancien membre bénévole de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), il a travaillé dans plusieurs organisations non gouvernementales au pays. Par son activisme de défense et de protection des droits humains, il a été sur les traces de son défunt père tué à Goma, Chef-lieu de la province du Nord-Kivu, une province instable de la RDC. Les organisations de la société civile des droits humains sont au courant de sa situation et suivent de prêt son cas pour éviter que le mal ne lui arrive en cas de retour au pays.

« Au regard de son cas, retourner en RDC en ce moment, sera trop risqué. Ngoie Ditdjima Pado doit rester dans son pays d’accueil en attendant que la situation s’améliore», a expliqué  un défenseur des droits de l’homme qui a requis l’anonymat.

Le double assassinat à Kinshasa de Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidele Bazana, Pascal Kabungulu , Serge Maheshe à Bukavu, poussent les défenseurs des droits humains et certains acteurs de la société civile à s’opposer au retour de Ngoie Ditdjima Pado qui a risqué sa vie en RDC pour son militantisme en faveur de la protection et promotion des droits humains mais surtout ses dénonciations contre les violations systématiques des droits de l’homme lors du régime de Joseph Kabila.

GK

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