RDC: Felix Tshisekedi instruit le Gouvernement d’assurer la sécurité du Dr. Mukwege

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Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de paix 2018

Le Président Felix Tshisekedi a décidé de saisir le taureau par les cornes au sujet des menaces contre le prix Nobel de la paix congolais. Il a instruit notamment, le Ministre de l’intérieur de s’assurer de la sécurité du Dr. Denis Mukwege.

Le Président de la République a pris cette décision au cours de la 45ème réunion du conseil des Ministres d’hier.

En effet, il a engagé deux Ministres du Gouvernement au sujet du prix Nobel de la paix congolais.  Il s’agit particulièrement du Ministre de l’intérieur, de prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité du Dr. Mukwege. Le Ministre de la justice quant à lui,  devrait ouverture des enquêtes sur ces faits.

Il faut rappeler que Dr. Denis Mukwege subit des menaces depuis sa réaction sur les massacres de Kipupu dans le Sud-Kivu. Dans un tweet, il réclamait justice en faveur des victimes de ces atrocités. Son péché, avoir dénoncé que ces fait soient dans la droit ligne des massacres qui frappent le pays depuis 1996.

En somme, le prix Nobel de la paix recommande l’exhumation du rapport Mapping des nations unies. Pour lui, tant que l’impunité perdurera et que les recommandations de ces récits ignorées, les massacres des civiles continueront.

Zoom sur le rapport mapping

Dr Denis Mukwege évoquant le Rapport Mapping à Oslo
Dr Denis Mukwege évoquant le Rapport Mapping à Oslo

Le rapport mapping dresse l’inventaire des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Il s’agit de violations commises sur le territoire de la RDC entre mars 1993 et juin 2003.

Pour ce rapport, la grande majorité des 617 incidents recensés pourrait constituer des crimes internationaux. Ce, s’ils font l’objet d’enquêtes et poursuites judiciaires complètes. En particulier, des crimes de guerre commis pendant les conflits armés, internes ou internationaux. Mieux, des crimes contre l’humanité commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre une population civile. Encore, dans ce nombreux cas, qu’il s’agisse des deux. En terme de justice, la réaction des autorités congolaises devant cette avalanche de crimes graves s’est avérée minime, voire inexistante. Ce peu d’engagement n’a fait qu’encourager la commission de nouvelles violations graves qui perdurent jusqu’à ce jour.

Par conséquent, le rapport propose la mise en place d’une politique holistique de justice transitionnelle. Un processus  qui s’appuierait sur la création de mécanismes divers et complémentaires, judiciaires et non judiciaires.

Gouvernement instruit sur la justice transitionnelle en RDC

Felix Tshisekedi Tshilombo, Président de la RDC
Felix Tshisekedi Tshilombo, Président de la RDC

Dans son compte rendu de la 43eme réunion du 07 août 2020; le gouvernement avait été instruit de procéder à l’accélération de la justice transitionnelle en faveur des victimes des crimes graves.

En fait, cette justice est utilisée comme un des outils à même de contribuer à lutter contre l’impunité, à faciliter la reconnaissance et l’indemnisation des victimes. Ce, car cet approche est nécessaire si l’on veut que la paix l’emporte.

Ainsi, le President Tshisekedi a demandé aux deux Commissions interministérielles permanentes du Gouvernement; (celle en charge des lois et règlements, et celle de politique, sécurité et défense); de soumettre dans le meilleur délai au Conseil des Ministres le dossier de justice transitionnelle; pour examen et adoption éventuelle.

Judith Asina         

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