RDC : Des OSC alerte le Président Tshisekedi sur l’opacité dans la gestion du projet Inga III

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Barrage d'inga. Image/Tiers

Une quarantaine d’organisations de la société civile ( OSC ) alerte le Président Tshiekedi sur l’opacité dans la gestion du projet Inga III. Elles l’ont exprimé dans une déclaration publiée le 8 avril 2021 à Kinshasa, capitale de la RDC.
Le Président de la République devrait exiger la publication des différents accords signés sur Inga 3 et Grand Inga. Ces organisations prie au Chef de l’Etat d’exiger le document de politique du gouvernement sur la mise en œuvre dudit projet. Ce, conformément à la Constitution et à la loi sur les marchés publics.
Cependant, Felix Tshisekedi est appelé à donner la priorité́ à une énergie décentralisée et durable pour tous les Congolais. Pour cause ? Les méga barrages ne feront que nuire aux communautés et à l’environnement de la région.
Aussi il lui est recommandé de suspendre le processus de signature des accords de concession au profit du consortium Sino-Espagnol ; et Fortescue Future Industrie pour le développement du Projet Grand Inga. Pour ces OSC, ces firmes sont susceptibles de violer la Constitution et les différentes lois du pays.

Participation des OSC

Cadre de concertation nationale de la société civile (CCNSC)

Ainsi il lui faudra s’assurer la participation des OSC et des communautés locales dans le processus de la mise en œuvre de ce projet. D’où l’importance de mettre en place d’un cadre formel d’échange entre parties prenantes au Projet.
Ces organisations demandent au Chef de l’État de garantir les droits du peuple congolais d’accès à une énergie propre et abordable.

Inga III, des zones d’ombres persistantes

Selon ces OSC, des zones d’ombres persistent dans le projet Inga III. Cela, malgré́ les demandes de transparence et d’implication des communautés locales et la Société́ Civile. Il s’agit notamment du manque d’informations sur les étapes majeures ; et des conditions d’implication des nouveaux candidats développeurs pour la mise en œuvre de ce projet.
De plus, ces OSC se posent la question sur la légalité et la cohérence dans les actes que posent l’administration. D’autant plus qu’il existe des dispositions complémentaires relatives au statut ; à l’organisation et au fonctionnement de l’ADPI ne sont pas abrogées.
Il faut souligner que les signataires de cette déclarations sont entre autres : Association Africaine de Défense de Droits de l’Homme (ASHADO) ; Centre Congolais pour le Développement Durable (Coded) ; Organisation Congolaise des Écologistes ET Amis de la Nature (OCEAN) ; Action Communautaire pour le Développement Intégral (ACDIC) ; Centre National d’Appui au Développement et à la Participation (Cenadep).

Judith Asina

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