RDC: DCDBU interpelle le Président Tshisekedi sur l’insécurité dans les territoires du bassin de l’Uélé

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La Dynamique culturelle pour le Bassin du Bas-Uélé (DCDBU)

La Dynamique culturelle pour le Bassin du Bas-Uélé (DCDBU) a adressé un mémo au Président de la République, samedi 19 septembre 2020. Dans ce document, elle interpelle Felix Tshisekedi sur l’insécurité qui règne dans les territoires du bassin de l’Uélé.

Depuis près de deux décennies, le bassin de l’Uélé fait l’objet de poches d’insécurité avec plusieurs groupes armés étrangers. Il y a notamment les rebelles soudanais de la SPLA d’avant le référendum d’autodétermination du Soudan du Sud ; et les éleveurs armés Mbororo.

Par conséquent, la DCDBU attire l’attention du Président de la République. Comme Chef de l’Etat, il devrait rouvrir la base militaire de Gombari et le centre d’entrainement de Mon Awa. Aussi, devrait-il augmenter l’effectif des services de sécurité dans les zones touchées par les phénomènes Mbororo ; LRA et autres groupes armés ; les équiper et les motiver.

En outre, la DCDBU demande la sécurisation des frontières ; des réserves naturelles ; des domaines de chasse et du Parc de la Garamba.

Enfin, le Président de la république doit veilleur à l’activation d’une diplomatie agissante. Cela, auprès des pays d’où sont issus entre autres les Mbororo.

Quid de l’insécurité ?

La DCDBU dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire dans les territoires du bassin de l’Uélé. Il s’agit de groupes armés étrangers qui opèrent en toute quiétude dont les rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA) ; les rebelles sud-soudanais Arrow Boys (les Palanga Abolo) ; les Seleka et les UDA de la République centrafricaine ; d’autres factions très actives responsable de l’insécurité dans la région.

Les Mbororo par exemple, sont à leur deuxième invasion après la froide tentative de 1982. A l’époque, ils ont subi une forte répression de la part des forces armées zaïroise. La DCDBU précise qu’ils ne sont ni touristes, ni des réfugiés, encore moins des résidents ayant choisi la RDC comme leur seconde patrie. Il est plutôt question des envahisseurs aux agendas cachés.

Il faut signaler que ces éleveurs sont irrégulièrement entrés en RDC. Ainsi, ils détiennent, contre toute attente, des armes de guerre avec lesquelles ils commettent des nombreuses exactions.

Des complicités dans le bassin de l’Uélé

Bétailles des Mbororo
Bétailles des Mbororo

La DCDBU note que les Mbororo bénéficient de la complicité de certains compatriotes corrompus. D’où, ils prétendent détenir des autorisations d’occupation définitive du territoire d’Ango, de la Chefferie Manziga et d’autres contrées du Bassin de l’Uélé.

Pour ce faire, les Mbororo collaborent étroitement avec les braconniers et les terroristes Libyens Uda ainsi que Djanzawites. Tous, détruisent à leur gré l’écosystème des réserves naturelles dont ils se servent régulièrement d’arrière bases.

Selon la DCDBU, la LRA et les Mbororo opèrent en connivence. Pour preuve, ils ne se sont jamais affrontés. Par contre, ils se coalisent souvent pour attaquer les paisibles populations. De même, à leur passage, les troupeaux des Mbororo tracent des boulevards dont se sert la LRA pour ses diverses incursions.

Aussi, les Mbororo bénéficient du lobby de certains peuls œuvrant dans les Agences des nations unies ; de l’Union Africaine et de la Monusco pour faciliter leur installation.

Judith Asina

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