RDC/Covid-19: Richard Ali propose la création d’un fonds d’aide aux opérateurs du livre

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Richard Ali Ecrivain congolais

Ecrivain congolais, Richard Ali fait cette proposition comme pour répondre à une question sur le livre : « En cas de mis en place d’un plan d’action post covid-19 pour la Culture par le Gouvernement provincial ».

Pour lui, il n’est pas question d’attendre la Covid-19 pour obtenir ce soutien en RDC. Car, les artistes en général et les opérateurs du livre ont passé 90 jours sans production faut du confinement. Il répartit le fonds d’aide aux opérateurs du livre en quatre sections : l’aide aux créateurs ; l’aide aux éditeurs et imprimeurs locaux ; l’aide aux distributeurs et bibliothèques ; l’aide ; Aide  aux  organisateurs  d’événements  littéraires.

Description des sections

D’abord, l’aide aux créateurs. Une assistance qui va s’adresser à tous les écrivains, auteurs et bédéistes ayant un domicile à Kinshasa. Allusion faite à ceux qui produisent des œuvres littéraires et les auteurs. Les bédéistes quant à lui, sont des auteurs de bandes-dessinées.

A cet effet, Richard Ali présente des conditions d’éligibilité : il s’agit d’avoir déjà publié au moins deux ouvrages/BD à compte d’éditeur ou son propre compte. Mais, il doit justifier d’un numéro de dépôt légal obtenu avant Mars 2020. Un de ces ouvrages/BD doit avoir été publié au cours de deux dernières années. 

Aussi, le créateur ne doit pas avoir bénéficié d’une subvention du Fonds de Promotion Culturel (FPC) au courant de l’année 2019. Le montant de la demande ne peut dépasser X$ ou YFC, à convenir avec l’Hôtel de Ville.

Ensuite, c’est l’aide aux éditeurs et imprimeurs locaux. Selon Richard Ali, elle s’adressera à tous les éditeurs et imprimeurs locaux indépendants de nationalité congolaise. Mais, ils doivent avoir un siège administratif à Kinshasa.

L’aide apportée à cette section vise à toucher tous ceux qui y travaillent. Exemple, les lecteurs, correcteurs, infographes, photographes, maquettistes, comptables et secrétaires, opérateur de saisie.

En effet, la maison d’édition peut être physique comme numérique mais travaillant spécialement pour les auteurs congolais. Ce, avec plus d’une année d’exercice ; un catalogue de plus de dix ouvrages déjà édités ; au moins trois auteurs de Kinshasa.

Son catalogue doit contenir au moins trois ouvrages récemment édités, soit courant 2019 ou début 2020. Il doit s’agir d’une maison d’édition indépendante ; Elle doit prouver son existence en exhibant ses documents légaux attestant de sa régularité.

Toutes ces conditions précitées pour les éditeurs, s’appliquent aussi aux imprimeurs ; le montant d’aide à solliciter ne doit pas dépasser X$ ou YFc, à convenir avec l’Hôtel de Ville de Kinshasa.

Le livre et la survie

Certes, ça ne paye pas encore comme dans le secteur musical, pour faire des artisans des stars, des vedettes, dit Richard Ali. Mais du moins, il permet de tenir, mieux, comme le dit l’un des auteurs, Vincent Lombume, de « RESISTER » !

Et, à l’heure actuelle, ceux qui tentent de vivre dignement, de vivre honnêtement, pour y arriver, ils « Résistent », rien d’autre. Richard Ali cogite :

“Il faut Résister ! Résister contre tout. Contre le défaitisme, l’abandon, la corruption, l’injustice, le vol, la mort. Cette mort qui nous guette chaque jour et à chaque pas’’. 

Judith Asina

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