RDC : Asadho dénonce le tribalisme qui règne à la Miba et Ruashi Mining

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Me JC. Katende

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) dénonce le tribalisme qui règne à la Miba et Ruashi Mining. Il s’agit de deux entreprises minières qui opèrent respectivement dans les provinces du Kasaï Oriental et Haut-Katanga.

 

Les investigations de l’Ashado ont démontré qu’il est difficile aux ressortissants des autres provinces du pays de trouver de l’emploi. Ce, à moins qu’une personnalité hautement placée fasse une recommandation.

Première victime du tribalisme

Par exemple à la Miba, Claude Mianziula, ressortissant de la province du Kongo Central est victime du tribalisme. Cette entreprise minière l’a recruté le 29 mars 2018 à partir de Kinshasa comme consultant. Objectif ? Aider à déterminer la vraie valeur du diamant. Etant donné que la maffia installée dans cette entreprise donnait aux diamants la valeur inférieure à leur vrai prix.  Il travaillé pendant 18 mois pour les honoraires de 2500 USD le mois.

Cependant, il a remarqué que ses relations avec les dirigeants de l’entreprise se sont détériorées. C’était lorsqu’il a commencé à dénoncer les pratiques mafieuses dans lesquelles le Directeur Général était impliqué. De sorte que la Direction Générale a décidé de mettre fin à son expertise.

A ce jour, la Miba lui doit 42000 USD à titre d’honoraires et 47.000 USD à titre d’indemnités d’attente. Mais l’entreprise ne veut pas lui payer ses droits et est incapable de le ramener avec sa famille à Kinshasa.

Les investigations de l’Asadho indiquent que la Direction Général refuserait de lui payer ses droits. Pour motif ? Tout cet argent ne peut aller enrichir une personne qui n’est pas ressortissant du Kasaï Oriental.

Autre victime du tribalisme

Richard Tshiyiboya, ressortissant du Kasaï Central paie également le prix du tribalisme au Haut-Katanga.  Il était engagé à Ruashi Mining en 2005. Il est parmi les pionniers, comme opérateur chargé de briser les gros blocs des minerais.

Richard Tshiyiboya se rendait à son travail avec sa moto en 2010, lorsqu’un véhicule d’un particulier l’a percuté non loin de l’usine. Il sort de cet accident avec un infarctus à la tête qui exige une opération délicate à l’étranger.

Pourtant en 2018, l’entreprise lui demande de cesser de travailler en attendant une décision sur ses soins.

Finalement il lui est refusé d’aller subir l’opération à l’étranger sans aucun motif fondé. Alors que d’autres travailleurs de la même entreprise bénéficient de cet avantage légal.

Depuis cette année, il ne reçoit plus de salaire ni un avantage de l’entreprise. Il est abandonné à lui-même.

Tandis que Les autorités nationale et provinciale qui sont au courant de cette affaire et qui ont promis d’agir n’ont rien fait.

Par conséquent, l’Ashado a contacté le directeur des ressources humaines de Ruashi Mining avoir la version de l’entreprise. Constat : il n’avait rien à dire au sujet de Richard Tshiyiboya. Pour le directeur, cet agent n’a pas de place au Haut-Katanga et doit rentrer chez lui.

Seule l’Assemblée Provinciale du Haut-Katanga, s’est saisie de cette affaire et en a discuté le 18 mai 2021 dernier.

Tribalisme, recommandations

L’ASADHO condamne le comportement tribaliste. Ce qui est une violation de l’article 12 de la Constitution qui stipule : « Tous les congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection ».

Ainsi, l’organisation recommande-t-elle au Président Tshisekedi aux dispositions qui garantissent les droits fondamentaux à tous les congolais. Allusion faite surtout aux les entreprises minières privées et publiques.

De plus, lAshado appelle le Ministre de la justiceà faire poursuivre en justice les responsables de la Miba et de Ruashi Mining.

Judith Asina

 

 

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