RDC: Asadho dénonce le refus du juge de prononcer l’acquittement de l’évêque Mukuna

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l’évêque Mukuna, responsable de l’Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK)

L’Association Africaine de Défense des droits de l’Homme (Asadho) condamne le refus du juge Kibonge Kinene de prononcer l’acquittement de l’évêque Mukuna. L’organisation le dit dans un communiqué qui présente la situation de l’affaire du responsable de l’Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK).

L’Asadho condamne ce comportement qu’il qualifie d’injuste du juge Kibonge Kinene, du tribunal de grande instance de Kinshasa/Kalamu. Car, il a refusé de prononcer l’acquittement de l’Evêque Mukuna. Entendu que c’est la décision conforme aux juges qui étaient dans la composition de ce dossier.

A cet effet, l’organisation lance un appel au Président de la Cour de Cassation. Ce dernier, devrait prendre des mesures pour que la décision de la majorité des juges soit respectée et rendue publique. Et, que le juge Kibonge soit poursuivi pour violation de la Constitution et des autres lois de la République.

L’ Asadho relève les faits

Tshibola contre l’Evêque Mukuna
Tshibola contre l’Evêque Mukuna

Selon l’Asadho, deux juges, se seraient prononcés en faveur de l’acquittement de l’Evêque Mukuna. Au fond, c’était lors de leur réunion consacrée aux délibérés. Par contre, le juge Kibonge, Président de la Chambre était pour la condamnation. D’où, l’Asadho précise:

« La majorité de juges s’étant prononcée en faveur de l’acquittement, c’est l’acquittement qui s’imposait. Malheureusement, Monsieur Kibonge aurait refusé de signer le Procès-verbal des délibérations. Il a exigé que ses deux autres collègues changent d’avis et acceptent de le condamner ».

En effet, face au refus de ses deux collègues, Monsieur Kibonge aurait exigé qu’ils acceptent la réouverture des débats. Pour motif ? le tribunal voudrait entendre d’autres témoins. Une fois de plus, ils ont refusé de signer l’avant dire droit ordonnant la réouverture des débats. Pour eux,  la religion du tribunal était déjà suffisamment éclairée et que la majorité s’est prononcée pour l’acquittement.

Suite à l’intransigeance de ses deux collègues,  le juge présidant aurait décidé de faire signer cet avant dire droit à deux autres juges. Il s’agit de ceux qui n’étaient pas membres de la composition qui a siégé dans cette cause. Asadho considère que c’est une faute professionnelle grave tant pour Monsieur Kibonge que ceux ayant signé cet avant dire droit.

Judith Asina

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