RDC : 157 violations graves des droits de l’enfant documentées dans le cadre des conflits armés

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La MONUSCO a documenté et vérifié 157 violations graves des droits de l’enfant dans le cadre des conflits armés en RDC. Ce qui représente une augmentation de 39 % par rapport au mois de janvier.

 

A en croire une dépêche de l’ONU, le recrutement des enfants est devenu la violation la plus fréquente. Car, les services de l’enfance de cette société des nations, a enregistré 61 abus. Ensuite viens les enlèvements, les meurtres et mutilations, les violences sexuelles et les attaques contre les écoles et les hôpitaux.

Ainsi ces violations vérifiées sont attribuées aux miliciens Maï Maï d’Apa na Pale ; aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Il y a également les Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR FOCA); le groupe communautaire (Maï Maï) Nyatura; les miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), les Maï-Maï Mazembe ; ou les Maï Maï Malaika.

Selon ce même rapport, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont responsables de trois violations. La Police Nationale Congolaise (PNC) fait l’objet d’une violation.

Des violations dans les provinces sous état de siège

Aucun nouveau commandant de groupe armé n’a signé la feuille de route visant à mettre fin au recrutement ; et à l’utilisation d’enfants et à prévenir les violences sexuelles à l’égard des enfants en mars 2022. Au total, 2,627 enfants ont été libérés.

Toutefois, la Monusco a documenté 71 violations au Nord-Kivu ; 48 en Ituri ; 30 au Tanganyika ; 6 au Sud Kivu et 2 au Maniema.

L’ONU estime que des civils continuent de payer un très lourd tribut à cause des conflits multiformes dans l’Est du pays. Ce qui entraîne des déplacements forcés ainsi que des violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme.

Pour Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC, cette insécurité : « entraîne des conséquences négatives en termes de protection, d’accès aux services, de sécurité alimentaire, de nutrition, d’éducation ».

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC estime que la protection des civils ; le rétablissement de la sécurité ; et la stabilisation sont donc essentiels. Ces actions sont en premier ressort la responsabilité de l’Etat.

Judith Asina

 

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