Rapport mapping: Les forces vives du Sud-Kivu déterminées à obtenir l’effectivité d’une justice transitionnelle

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Les Forces vives de la société civile  de la RDC (FCSCC) étaient dans les rues de Bukavu, au Sud-Kivu, jeudi 1er octobre 2020. Objectif ? Adresser un mémo au Président de la République et aux Nations unies en vue d’obtenir une justice transitionnelle ; dix ans après la publication du rapport mapping.

Dix ans après la publication du rapport Mapping, ses recommandations sont lettre morte.

Ainsi, des milliers de personnes ont répondu présent à l’appel des forces vives de la société civile de la RDC. Une marche pacifique pendant laquelle, les forces vives demandent la mise en œuvre des recommandations issues dudit rapport du projet. Il s’agit d’un document qui énumère les violations les plus graves des droits de l’homme ; et du droit international humanitaire, commises en RDC entre 1993 et 2003.

Elles ont rendu public le mémorandum au Président de la République et au Secrétaire générale de Nations Unies. Cela, convaincues qu’il n’y aura ni sécurité ni développement durable en RDC ; et dans la région des Grands lacs sans le respect des droits humains. Aussi, sans recours à une justice indépendante et impartiale.

Selon elles, c’est depuis une vingtaine d’années que Dr Denis Mukwege répare les victimes de viol et des violences sexuelles. Des crimes utilisés comme stratégie de guerre, de domination et de terreur. L’ampleur et la gravité de ces violations, sont une conséquence directe de l’impunité des crimes relevant du droit international. Malheureusement, cela continuent d’être perpétrés sur le sol congolais par divers groupe armés nationaux et étrangers.

Indignation des forces vives

Marche du 1er Octobre au Sud-Kivu

Par ailleurs, les forces vives regrettent que la liste des auteurs présumés des dite violations soit toujours gardé secret à Genève. Il s’agit de violations qui pourraient être constitutives de crimes de guerre, crime contre l’humanité et de crime de génocide.

Marie Migani présidente de la Société civile bureau de coordination souligne :

« Les massacres et les atrocités de masse y compris les violences sexuelles liées aux conflits, se poursuivent au quotidien ; dans un climat prévalant d’impunité. Car, certains de ceux qui devraient en répondre occupent de hautes fonctions au sein des institutions ; des forces de sécurité et de défense. Et d’autres circulent librement dans des pays étrangers ».

Au SG des Nations unies

Marche du 1er Octobre au Sud-Kivu

S’adressant au SG de l’ONU, les forces vives sont convaincues qu’il n’y aura ni sécurité ; ni développement durable en RDC ; et dans la région des Grands-Lacs sans le respect des droits humains. En plus, sans le recours à une justice indépendante et impartiale ; garantissant aux victimes leurs droits à la justice, à la vérité et aux réparations.

En comme les forces vives du Sud-Kivu demandent à l’ONU de soutenir les efforts du Président de la République. Car,  Felix Tshisekedi s’engage désormais à avoir recours aux différents outils de la justice transitionnelle. Il est question notamment de l’établissement d’un tribunal international pénal pour la RD Congo.

Donc, Jean Chrysostome Kijana, président national de la NDSCI qui a lu ce mémo veut :

« S’assurer que ces mécanismes judiciaires indépendants et impartiaux, une fois établis, accèdent à la base de données du Haut-Commissariat actuellement confidentielle. De soutenir les efforts pour l’établissement des mécanismes de recherche de la vérité ; de programme de réparation et de garanties de non-répétition ; telle qu’une réforme profonde des secteurs de la sécurité et de la justice »

Joseph Manegabe

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