Protocole de Maputo: Des journalistes de Bukavu formés sur l’avortement sécurisé

0
193

Une vingtaine de journalistes de Bukavu, dans le Sud-Kivu ont bénéficié d’une formation sur l’avortement sécurisé. Du lundi 14 au mercredi 16 septembre, ils ont parcouru le protocole de Maputo, particulièrement son article 14.

Ils se sont engagés à sensibiliser la population sur la santé sexuelle reproductive. Ce, conformément la loi sur la santé publique de la RDC qui marche de pair avec l’article 14 du protocole de Maputo.

Ils promettent de produire des émissions y relatives, discuter avec les membres des familles, organiser le débat dans des mouvements des jeunes et consort.

En effet, la coalition 14 a décidé de renforcer les journalistes en capacité, en collaboration avec Pathfinder international. Objectif ? Former les professionnels de médias sur l’évolution du contexte légal en  Droit à la Santé Sexuelle Reproductive  (DSSR) en RDC ; les outiller sur les clarifications des valeurs à l’égard des avortements et les soins y relatifs dans leur travail ; les techniques de commercialisation en matière de la santé sexuelle reproductive SSR.  Question d’éclairer la communauté et permettre la participation de toutes les parties prenantes. Il s’agit de questions lié à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) et l’offre des soins complets.

En somme, il faut lutter contre les avortements clandestins que subissent plusieurs femmes en RDC. Une situation que subit 56 femmes sur 100 femmes en âge de procréer. Cela, d’après une étude de l’Ecole de Santé Publique (ESP) de l’université de Kinshasa en collaboration avec l’Institut Guttmacher de 2016.

Quid du protocole Maputo?

Le protocole de Maputo
Le protocole de Maputo

Il faut signaler que le Protocole de Maputo accorde aux femmes le droit d’accéder à l’avortement sécurisé. Dans son article 14, le protocole de Maputo stipule qu’une femme porteuse d’une grossesse issue du viol ;  une grossesse d’inceste ;  une grossesse qui affecte la santé mentale et physique de la femme mérite un avortement sécurisé et légal.

Sur demande de la porteuse, la loi garantie les soins appropriés auprès des mains des prestataires de santé. Ce qui est le moyen le plus sûr et qui présente aucun danger.

Défis du protocole

Plus d’une personne contredisent cette pratique compte tenu des différentes raisons. Il est question entre autres de la coutume, la religion, le manque d’information claire ou la vérité. Car, elles pensent que cette loi risque d’autoriser toute femme à l’avortement quand elle le veut et comme elle veut.

Alors que le protocole de Maputo parle non seulement de l’avortement sécurisé et légal. Plutôt, plusieurs autres droits de femme tels que la planification familiale.

Louise Busane

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
25 × 28 =