Prof Maïndo sur l’affaire Ouganda-RDC : « il faut un mécanisme de transparence pour une gestion efficace de cette somme dérisoire »

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Prof Alphonse Maïndo (Ph tiers)

L’exécution de l’arrêt de la cour internationale de justice prononcé dans l’affaire RDC-Ouganda devrait commencer en septembre 2022. Evalué à 65 millions USD pour cinq annuité, Prof Alphonse Maïndo exige un mécanisme de transparence pour une gestion efficace de cette somme qu’il qualifie de dérisoire.   

 

Il a réagi à la suite de la recommandation du Président de la République à la ministre de la Justice ; de prendre des mesures qui s’imposent pour la mise en place d’une commission technique chargée d’accompagner le Gouvernement ; dans l’exécution de l’arrêt de la Cour internationale de justice ainsi que l’actualisation urgente du fonds d’indemnisation des victimes.

Pour le Prof Alphonse Maïndo, il faut donner ce fonds à des organisation pour qu’il soit bien géré. Il s’agit notamment de la fondation Panzi et de l’église Catholique. Puisque, dit-il, on connait comment les structures gouvernementales dilapident l’argent. A moins de mettre en place un mécanisme multipartite comprenant les victimes, les organisations de la société civile, et des églises. Ce, en dehors de l’Etat pour s’assurer que le fonds soit bien géré.

A l’en croire, la somme de 65 millions USD n’est pas importante ; vu l’étendue de dégâts que les forces ougandaises ont causés.

Prof Maïndo donne des pistes pour la gestion 

Cependant, il propose deux types d’interventions. D’abord, identifier les vraies victimes et déterminer le montant de réparation qu’il faut pour ces victimes-là.

Deuxièmement qui est le plus important selon lui, faire des œuvres sociales en mémoire de ces victimes.

Par exemple, l’hôpital, l’école, le foyer social, le centre culturel, le musée ; ou encore l’érection d’un monument en souvenir des victimes dans un lieu symbolique.

Dans tous les cas, il faut un mécanisme transparent pour une gestion efficace de cette somme dérisoire ; surtout il faut que la société civile continue la lutte pour obtenir une vraie justice.

Ainsi, remet-il en question ce type de justice qu’il considère de farce.  D’où l’intérêt d’avoir un tribunal spécial pour le Congo afin de poursuivre les auteurs de ces crimes et les condamner ; et aussi exiger réparation de leur part et de leurs états.

Judith Asina

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