Me Katende sur l’affaire Ne MwandaNsemi : « Une police qui se comporte ainsi ne peut pas aider à la consolidation d’un Etat de droit »

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Me Jean-Claude Katende, Président de l’Association Africaine des droits de l’Homme (Asadho)

Le Président de l’Association Africaine des droits de l’Homme (Asadho) désapprouve le comportement des éléments de la police. Il s’agit de l’assaut lancé contre Ne Mwanda Nsemi, le 24 avril 2020 à Kinshasa.

Me JC. Katende déplore qu’après avoir arrêté Ne Mwanda Nsemi, certains éléments de la police aient pillé ses biens. Ce, en présence de leurs hautscadres et de la population.

« Du jamais vu pour un corps chargé de protéger les personnes et leurs biens ».

Certains policiers ont infligé des traitements inhumains et dégradants aux adeptes de Ne Mwanda Nsemi déjà neutralisés. Ce qu’il considère d’inimaginable.

Pour lui, le Général Kasongo a l’obligation de rechercher tous ces policiers. Les biens pillés doivent également être restitués. Il s’inquiète :

« Une police qui se comporte de cette façon ne peut pas aider à la consolidation d’un Etat de droit. On dirait que les bandits ont fui la vie civile pour se cacher dans la police et opérer dans toute impunité ».  

Face au pillage des biens de Ne MwandaNsemi, il pensait que le Général Kasongo allait démissionner de son poste.

Il demande à tous, d’exiger que les policiers qui se soient mal comportés soient remis à la justice.

Gâchette facile de la police

Me Katende relève que des policiers aientcommis des actes inadmissibles dans l’emploi des mesures de lutte contre le Covid-19. Des éléments « inconscients »de la police ont tué ou blessé par balles les gens à Kinshasa. Cela, pour le besoin de faire respecter le port du masque ou de percevoir ‘’illégalement’’ l’amende de 5000 FC. Il martèle :

« Mettre fin à une vie pour 5000 FC, c’est trop oser ».

Il rappelle qu’à Songololo au Kongo Central, la police a utilisé la force de façon aveugle et disproportionnée contre ces adeptes. Elle a tué plusieurs congolais.

« La gâchette facile des policiers est un souci majeur pour la construction d’un Etat de droit ».

Selon lui, il faut des enquêtes sérieuses à ce sujet. Il ne faut pas couvrir une injustice.

Repenser la police

La police nationale dans son état actuel est un danger pour les citoyens et pour un Etat de droit. Me JC. Katende estime qu’il est urgent de repenser cette police.

Il croit qu’il est urgent d’introduire les arts martiaux dans la formation des policiers pour leur apprendre la maitrise de soi. Cela, étant donné leur incapacité de discuter ou d’échanger avec les citoyens.  « Ils s’énervent trop vite », s’insurge-t-il.

Si les policiers se comportent de cette façon à Kinshasa, je me demande ce qui se passe dans nos villages.

Il est temps de doter le pays d’une police professionnelle si nous voulons construire un Etat de droit. Cet Etat n’est pas possible avec une police indisciplinée et à gâchette facile.

Imani

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