Me JC. Katende : «la nation est en guerre et nous voulons des discours à la hauteur de ce qui se passe à Beni »

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Me Jean-Claude Katende

Dans sa page d’opinion libre du jeudi 20 février 2020 intitulée « toute nation devrait entendre la voix de Beni, Me Jean-Claude Katende, Président de l’Association Africaine des Droits de l’Hommes (Ashado) ne veut pas banaliser le massacre, en janvier dernier, de 400 personnes à Beni, dans le Nord-Kivu en République Démocratique du Congo. Il cogite :

Au vu des moyens humains, financiers et matériels que le Gouvernement investit dans la guerre à l’est, il est important en regardant les résultats de nous demander si nous faisons de  choix stratégiques dignes d’un Etat qui veut gagner  la guerre ou pas’’.

Sur terrain, le Gouvernement a déployé 21.000 hommes de troupes, 21 généraux sont sur place pour encadrement et le soutien moral des soldats. Un déploiement, qui a accouché au mois passé, 400 personnes massacrées à Beni et ses environs. ‘’N’est-ce pas un sujet de préoccupations’’, interroge-t-il.

Il renchérit:

est-ce que nous avons le droit de garder silence devant ce qui se passe à Beni et ses environs ? Est-ce que la nation tout entière entend la voix de Beni’’

Il réclame un discours mobilisateur de la part des autorités du pays. Pour lui, la nation est en guerre et nous voulons des discours à la hauteur de ce qui se passe à Beni. Il se demande si le nombre de personnes massacrées dans cette partie du pays ne donne aucun message à nous tous.

Il croire dur comme fer:

les autorités publiques doivent accepter que les congolais qui veulent organiser des marches pour soutenir les habitants de Beni ou protester contre les Etats voisins impliqués dans la tragédie de l’Est puissent le faire normalement.

L’interdiction ou la répression de toute manifestation pacifique sur ce qui se passe à Beni frise la complicité de certains gouverneurs des provinces’’.

Il faut noter que Me JC Katende réagit comme pour répondre à certains congolais lui demandant de réagir par rapport au succès des FARDC après la reprise de Medina.

Je veux les victoires qui se consolident ou qui durent sur le long terme.  Au vu des massacres qui continuent à Beni, je me réalise que j’avais raison. Evitons le fanatisme qu’il soit basé sur la tribu, l’appartenance politique ou le gain matériel ou financier. A cause de nos analyses subjectives, souvent dictées par nos penchants politique ou et tribal, nous sommes toujours pris au dépourvu par le revirement de la situation’’.

Imani

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