Lutte contre la fistule obstétricale: L’UNFPA appelle à une réponse à la Covid-19 qui garantisse la prestation de santé sexuelle et génésique

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La journée Internationale de l’élimination de la Fistule Obstétricale est célébrée le 23 Mai de chaque année. Dr. Natalia Kanem, Directeur exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) appelle à l’unisson pour vaincre cette maladie.

Dans sa déclaration à l’occasion de la célébration de l’année 2020, elle demande à tous les pays :

« Accélérer les efforts si nous voulons réaliser notre ambition mondiale  de  mettre  fin  à  la  fistule  d’ici  2030.  La  date  butoir  pour  les  objectifs  de développement durable ».

Pour ce faire, il faut mettre fin aux inégalités de genre ; aux inégalités en matière de santé ; aux inégalités à la fistule maintenant.

À  cette  fin,  la  réponse  à  la Covid-19  doit garantir  la  prestation  des services essentielsde santé sexuelle et génésique. Ce, y compris les services de sage-femme et les soins obstétricaux d’urgence.

En effet, la fistule obstétricale a été pratiquement éliminée dans les pays développés. Mais, des  centaines  de  milliers  de  femmes  et  de  filles  des pays en  développement vivent toujours avec cette condition débilitante.

En tant que lead de la Campagne mondiale pour l’élimination des fistules obstétricale, l’UNFPA apporte des fonds. Cette agence des nations unies soutient des programmes de prévention, traitement et réinsertion sociale des femmes qui en sont guéri.

Depuis 2003, il a permis à plus de 113.000femmes de subir une chirurgie réparatrice de la fistule obstétricale.

Risque d’augmentation des cas

Dr. Natalia Kanem prévient que les systèmes de santé ont du mal à répondre à Covid-19. La pandémie  devrait  peser  lourd  sur  la  santé  maternelle  et  néonatale.  Déjà,  la  crise aggrave les obstacles économiques, sociaux et logistiques auxquels les femmes et les filles doivent faire face. Ce, pour accéder aux services de santé sexuelle et reproductifs.  

Cependant, certaines  femmes  enceintes  évitent de recourir aux soins obstétricaux. Ce, même lorsque les services sont disponibles et accessibles, la peur, la désinformation et  la  stigmatisation  liées  à  Covid-19.  

En somme, l‘absence  de  traitement  médical  en  temps  opportun entraînera  certainement  une augmentation  spectaculaire  de  la  fistule  obstétricale.  une  blessure  grave  à l’accouchement résultant d’un travail prolongé et obstrué.

A cet effet, les femmes et les filles pauvres des zones rurales sont particulièrement menacées.

L’incidence disproportionnée parmi les pauvres de cette maladie débilitante et parfois mortelle est le reflet des inégalités sociales et économiques. Il y a aussi la jouissance inégale du droit à la santé, y compris la santé sexuelle et génésique.

Même pendant des meilleurs temps, les femmes n’ont généralement pas accès à du personnel de santé qualifié. Le mariage des enfants et la maternité précoce sont parmi d’autres facteurs contributifs.

Judith Asina

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