Kisangani : conférence sur les dix ans du rapport Mapping des nations unies

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Dix ans du rapport Mapping des nations unies

La ville de Kisangani, Chef-lieu de la province de la Tshopo vibre au rythme des dix ans du rapport Mapping. Une conférence était organisée, vendredi 30 octobre 2020, dans la salle de la paroisse Sainte Famille de la commune de Kabondo.

L’objectif de cette conférence était de mobiliser les uns et les autres sur les dix ans du rapport Mapping. Cela, étant donné que Kisangani est une ville martyr, puisqu’ayant connu notamment, la guerre entre le Rwanda et l’Ouganda en 2000.

En effet, le débat était vif et très animé et tournait autour des points suivants : « la mobilisation pour le Mapping en ce moment ne viserait-il pas à fragiliser le nouveau pouvoir ? » ; « comment s’assurer que les réparations pour les victimes ne soient pas détournées ? » ; « la publication de la liste des auteurs présumés des crimes pour les déstabiliser » ; « l’institution des postes de veille dans les quartiers pour dénoncer les criminels » ; « la possibilité de publier le rapport mapping 2 pour la période allant 2004 à nos jours ».

Mobilisation tous azimuts à Kisangani

Les intervenants dont, Prof. Alphonse Maindo ; Prof. Bily Bolakonga et Prof. Bibiche Salumu et le bâtonnier Firmin Yangambi.

Il faut souligner que la crème intellectuelle boyomaise s’est succédé sur la tribune. Il s’agit de professeurs Alphonse Maindo ; Bily Bolakonga et Bibiche Salumu ; le bâtonnier Firmin Yangambi.

Prof Maindo a signalé l’importance, le contexte, les autres enjeux et les défis du Rapport Mapping afin d’obtenir justice et réparation. Ce, pour une paix durable en RDC ; en établissant la vérité sur les crimes les plus graves durant la période allant de 1993  à 2003. Car, il est impossible de faire le deuil sans connaître la vérité.

Pour sa part, Prof Bily Bolakonga a brossé la cartographie de ces crimes dans la Tshopo. Ainsi, il les a classifiés chronologiquement en 4 périodes. Ce qui concerne essentiellement des crimes commis dans la province de la Tshopo. Ce, avant de chuter par interpeller l’assistance sur la souveraineté nationale et la dignité humaine.

Non à la destruction de la femme 

Salle remplie de la paroisse Sainte Famille de la commune de Kabondo

De la dignité humaine. C’est autour de cette thématique que s’est consacrée Prof Bibiche Liliane Salumu.

Selon elle, la dignité humaine est régulièrement déniée aux femmes congolaises. Car, des milliers d’entre elles sont violées en toute impunité. Elle regrette que le corps de la femme soit devenu un véritable champ de bataille subissant toutes sortes de destruction.

Pour la conférence, Vivement un tribunal spécial pour la RDC 

Le bâtonnier Firmin Yangambi rappelle que la justice est le meilleur moyen pour redonner la dignité aux victimes.

Cependant, l’obtention de la justice et réparation impose de vaincre la peur. Il est question de faire entendre les cris de la population et d’exiger un tribunal pénal international spécial pour la RDC. De ce fait, le barreau des avocats se tient prêt à apporter tout son soutien  aux victimes.

L’abbé Alphonse Shindano, curé de la paroisse Sainte Famille a également pris la parole. Il a affirmé que le message des intervenants est en accord parfait avec la doctrine sociale de l’église catholique.

Aussi a-t-il exhorté l’audience à s’approprier le rapport Mapping. Question d’ exiger justice et réparation pour tous les enfants de Dieu sans distinction.

Judith Asina

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