Kipupu : la fondation Panzi au secours des rescapés de l’attaque de juillet 2020

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L'équipe de Panzi à Kipupu


En début février 2021, la fondation Panzi était à Kipupu, chef-lieu d’Itombwe, dans la province du Sud-Kivu, à l’Est de la RDC. Pendant près d’une semaine, l’équipe a volé au secours des rescapés de l’attaque du 16 juillet 2020.

En effet, la mission était constituée de la fondation Panzi et du Bureau conjoint des nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH). Alors, elle a atterri mardi 2 février 2021 à l’aide d’un hélicoptère de la Mission des nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco).

Alors, la population a accueilli les deux équipes venues de Minembwe. Il s’agit de quelques habitants restés dans le village qui se rendaient au marché local pour se procurer certains biens de première nécessité.

Quid du secours à Kipupu ?

63 patients dont 23 survivantes de violences sexuelles, ont été soignés lors de cette mission. Il était question de prise en charge des rescapés de l’attaque du 16 juillet 2020.

De ce fait, La prise en charge holistique et le ravitaillement de la structure médicale locale en médicaments étaient au centre de cette descente.

De toute évidence, la communauté s’est résolue de transporter le lot de médicaments destinés à la prise en charge. Ce, jusqu’au camp de la Monusco, situé à environ 3 km de la  piste d’atterrissage.

Depuis le malheureux événement du 16 juillet 2020 avec des violences enregistrées, quelques interventions humanitaires ont eu lieu.

A son tour, la Fondation Panzi est venue au secours des rescapés. Pour ce faire, l’équipe était composée d’un médecin, un psychologue, une assistante psychosociale et une juriste.

l’équipe a pris en charge des patients abandonnés à leur triste sort depuis plusieurs mois au centre de santé de Kipupu,

cependant,  on compte 23 survivantes de violences sexuelles, dont une fille mineure parmi les malades. Et la plupart de ces femmes sont sorties de leurs cachettes dans la brousse. Aussi, ont-elles été abusées sexuellement lors de l’attaque de ce village en juillet 2020.

Kipupu, la peur dans le ventre

Lors de leur séjour, l’équipe a noté que plusieurs habitants restent cachés dans la forêt craignant un probable retour des assaillants.

Toutefois, la Fondation Panzi a fourni un lot de médicaments au centre de santé de Kipupu. Ledit centre se charge de toutes les victimes qui choisissent de retourner au village.

Une survivante a lâché :

‘’JE VIS À TUMUNGU EN BROUSSE ET SOUS UNE BÂCHE.  NOUS AVONS PEUR DE RETOURNER DANS NOS VILLAGES. COMMENT POURRAI-JE RETOURNER ALORS QUE TOUS MES BIENS  ONT ÉTÉ PILLÉS ET BRULÉS ? NOUS SOMMES DANS LA BROUSSE, LES ENFANTS TOMBENT MALADES ET D’AUTRES SOUFFRENT DE MALNUTRITION. LA POPULATION EST ÉPARPILLÉE À NABINDI, TUMUNGU, KISEKE ET VIT DANS LA PEUR’’.

Il faut dire que la descente vers Kipupu est intervenue après celle de Minembwe. Là aussi, plusieurs survivantes de violences sexuelles et autres patients ont reçu des soins holistiques.

Judith Asina

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