Kinshasa : l’ONG « OCEAN » sensibilise sur la succession immobilière à Ndjili

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Équipe OCEAN

Les femmes et les enfants constituent les premières victimes des conflits de succession immobilière en RDC. Raison pour laquelle, l’Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la Nature (OCEAN) a sensibilisé dans la commune de Ndjili à Kinshasa.

C’est Mr. Mawatu Crepin, bourgmestre adjoint de Ndjili qui a lancé cette la campagne de sensibilisation, le 16 juillet 2020. Il a rappelé que le code de la famille actualisé de la RDC n’est pas très connu. Cela, par manque de vulgarisation. Il regrette :

« C’est comme si la communauté ne veut pas savoir ce qui se passe chez elle ».

Il a appelé les participants à s’imprégner de cette formation. A leur tour, sensibiliser les autres pour le bien-être de tous.

L’Autorité a rappelé surtout aux femmes, l’importance d’exiger le mariage civil en vue de se conformer à la loi.

Quid de la campagne ?

De son côté, Me François-Frederick Munono, Chef de projet de l’ONG OCEAN a rappelé que cette campagne concerne  quatre communes. Il s’agit de Mont Ngafula, Ndjili, Maluku et Nsele.

En effet, cette sensibilisation entre dans le cadre du projet de l’ONG avec DIAKONIA sur le volet justice sociale et économique. Car, par rapport aux questions de changement climatique, les femmes et enfants sont les principales victimes de déguerpissements. D’où, la question de partage de terre qui se pose après la mort d’un parent, surtout quand c’est un père. Il déclare :

« Les femmes et enfants sont souvent désavantageux au profit de certains membres de la famille ».

A Ndjili, l’ONG OCEAN a fait comprendre le code de la famille qui régit la question de succession. En cas de la mort d’un parent, ce sont les héritiers de la première catégorie qui en bénéficient. C’est-à-dire, ceux qui sont nés dans le mariage, hors mariage et enfants adoptés. Tous, ont droit au ¾ de l’héritage.

Après Ndjili, la future cible est la commune de Maluku toujours dans la commune de la Tshangu.

OCEAN, satisfecit des participants   

Mme Nelly Luezi, enseignante et participante à la formation, a remercié l’ONG pour l’initiative.

Elle signale que jusqu’à sa participation à l’évènement, elle ignorait comment se passe la succession. Alors que les héritiers de premier degré, sont les enfants du défunt ou de la défunte.

« Je ne savais pas combien de pourcentage on bénéficie. Je viens d’apprendre que les héritiers ont droit à 75 %. Le reste c’est pour le conjoint ou la conjointe ainsi que les membres de la famille ».

Cependant, elle recommande  à la communauté de rencontrer les services de l’Etat à la maison communale. Ce, en cas de besoin d’orientations qui se fait sur base du code de la famille actualisé.

Pour sa part, Mme Ida Mbangu, assistante sociale à la maison communale de Ndjili dit avoir beaucoup appris de cette formation. Elle aimerait toutefois que pareilles formations se répètent. Par exemple, les assistants sociaux qui reçoivent beaucoup de cas concernant les droits des enfants. Ces derniers, sont souvent abandonnés. Et, personne ne peut les encadrer. Il proclame :

« Je dis merci à OCEAN et leur demande de continuer à vulgariser ce code de la famille ».

Elle suggère que les participants de cette campagne, répercute la vulgarisation du code de la famille auprès des leurs. Donc, il n’est pas question de les garder seulement pour soi. Mais, d’aider ceux qui ont également un problème d’héritage.

Judith Asina

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