Ituri, Reprise des activités de la riposte Ebola à Biakato et Luemba 

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Le  Professeur  Jean Jacques  Muyembe, Secrétaire technique du Comité Multisectoriel de la Riposte Ebola (CMRE) a fait cette annonce au cours d’un point de presse animé samedi 14 décembre 2019 à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. 

Pour lui, il  y a eu reprise  des activités de la  riposte, notamment de la  vaccination à Biakato Mines, où en date du 11 décembre 2019 et 12 personnes ont été vaccinées, dont 8 Contacts à haut risque et 4 contacts de contacts. 

A l’en croire, une légère amélioration de la situation sécuritaire dans est notée dans ces zones. Mais les menaces contre  la riposte restent élevées, malgré la réduction des incidents de violence communautaire. « Les équipes ont repris  les activités, malgré la situation sécuritaire instable et imprévisible dans les quartiers de Biakato et Aloya et bientôt à Lwemba qui reste jusque-là inaccessible par les équipes de la riposte », rensiegne-t-il. 

Bien avant, le prof. Muyembe, accompagné  des équipes de la riposte et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont effectué  deux descentes sur Biakato en Ituri, où la base de vie des agents de la riposte a été attaquée, afin de trouver des stratégies pour la reprises des activités, non seulement dans cette zone, mais aussi à Lwemba. Pendant cette descente, ils ont déchargé le premier cas confirmé d’Ebola acheminé au Centre de traitement Ebola (CTE) de Biakato, qui est aussi le premier guéri de ce CTE.

Selon lui, les attaques armées sont à la base de l’augmentation des cas de Maladie à Virus Ebola (MVE) depuis mars et avril 2019, mais à partir du mois d’octobre 2019, une baisse significative des cas Ebola a été enregistrée. Après les récentes attaques, une augmentation de cas, soit 34 cas allant du 29 novembre au 11 décembre 2019, dont le pic est de 10 cas enregistré dans la zone de santé de Mabalako en provenance de l’Aire de santé d’Aloya en date du 10 décembre 2019.  Une situation qui a entrainé la chute de la zone de santé de Biena au Nord-Kivu qui est resté 85 jours sans cas. Elle a enregistré un cas en date du 11 décembre 2019 en provenance de l’Aire de santé d’Aloya. 

Il précise que la 10ème épidémie d’Ebola est la plus complexe en raison de la forte densité et mobilité de la population et du contexte sécuritaire.  Une centaine de groupes armés sévissent dans la plupart des zones affectées par l’épidémie de la MVE. 

Imani  

 

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