HRW pour le maintien des sanctions contre les personnalités congolaises proches de J. Kabila

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Les ministres des Affaires Etrangères de l’Union européenne vont bientôt se réunir à Bruxelles en Belgique pour devoir décider de l’opportunité de prolonger les sanctions ciblées qu’elle a infligées à 14 personnalités de haut rang de la République démocratique du Congo responsables d’une violente répression et d’autres graves violations des droits humains.

C’est ainsi que Human Rights Watch (HRW) par l’entremise Lotte Leicht, Directrice du plaidoyer auprès de l’Union européenne, Human Rights Watch et Ida Sawyer, Directrice adjointe de la division Afrique de cette ONGDH a adressé une lettre aux ministres des Affaires Etrangères de l’UE  de maintenir ses sanctions ciblées.

Pour HRW, lever les sanctions maintenant serait un affront aux victimes de violations des droits humains en RD Congo.

« Nous vous adressons le présent courrier pour vous demander instamment de soutenir le renouvellement des sanctions ciblées de l’Union européenne contre les hauts fonctionnaires responsables de la répression violente et d’autres atteintes graves aux droits humains en République démocratique du Congo. Nous croyons savoir qu’une décision concernant le renouvellement des sanctions imposées à l’encontre de 14 individus congolais en décembre 2016 et en mai 2017, renouvelées le 10 décembre 2018, sera prise prochainement », notent Lotte Leicht et Ida Saywer.

HRW exhorte  l’UE à envisager d’ajouter Joseph Kabila et d’autres hauts fonctionnaires responsables de graves violations des droits humains à sa liste de sanctions.

Imposées en 2016 et 2017, ces sanctions, s’ajoutant aux sanctions prises par les États-Unis et par les Nations Unies, ont contribué à faire pression sur l’ex-président Joseph Kabila pour qu’il s’engage à quitter le pouvoir et à permettre la tenue d’élections après un retard de deux ans et de nombreuses effusions de sang.

En dehors des ministres des Affaires Etrangères de l’UE, la lettre de HRW  pour le maintien des sanctions s’adresse également  au Chef de cabinet de la haute représentante pour les affaires étrangères, M. Stefano Grassi, au Secrétaire générale du Service européen d’action extérieure (SEAE), Mme Helga Schmid, au Secrétaire général adjoint aux affaires politiques et directeur politique, SEAE, M. Jean-Christophe Belliard, au Directeur général pour l’Afrique, SEAE, M. Koen Vervaeke, au Directrice générale adjointe pour l’Afrique, SEAE, Mme Birgitte Markussen, au Chef de la division Afrique centrale, SEAE, M. Gerardus Gielen, au Secrétaire général adjoint chargé des questions économiques et mondiales, SEAE, Christian Leffler , à la Directrice générale pour les droits de l’homme et les affaires globales et multilatérales, SEAE, Mme Lotte Knudsen, au Directeur général adjoint pour les droits de l’homme et les affaires globales et multilatérales, SEAE, M. Marc Giacomini, au Chef de la division Droits de l’homme, SEAE, Mme Luisa Ragher, au Présidente du Comité politique et de sécurité de l’UE, Mme Sofie From-Emmersberger, aux Ambassadeurs auprès du Comité politique et de sécurité de l’UE, à la Présidente du groupe Afrique du Conseil, Mme Marie Lapierre, aux Membres du groupe Afrique du Conseil, au Président du Parlement européen, M. David Sassoli, au Président de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen, M. David McAllister, auxVice-présidents de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen , à la Présidente de la Sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, Mme Maria Arena, aux Vice-présidents de la Sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen.

Par GK

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