Gabon : La RDC admet la réforme de la CEEAC

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La 28ème session ordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC)

La 28ème session ordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) a vécu à Libreville au Gabon. Présente à l’évènement tenu vendredi 27 novembre 2020, la RDC a approuvé la réforme de cette structure régionale.

Les onze Etat membres de la CEEAC ont réaffirmé leur volonté commune de réformer cette organisation. 

Marie Tumba, Ministre des affaires étrangères a représenté le Président de la RDC à cette conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement. 

En effet, cette rencontre a connu le passage à témoin entre le Président sortant et entrant de la CEEAC. Il s’agit respectivement du Gabonais Ali Bongo, et son successeur, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville. 

Zoom sur la réforme de la CEEAC

Selon les chefs d’État et de gouvernement, la révision du Traité instituant la CEEAC vise de la doter d’un outil fort ; adapté à l’environnement de l’heure ; cohérent, ambitieux ; mais tenant compte des réalités de la région Afrique centrale. Il est question d’enrichir l’espace communautaire régional d’un arsenal juridique pertinent. 

Ainsi figure un lot de nouveaux objectifs en adéquation avec les problématiques de l’heure. Il s’agit notamment de la mise en place d’un espace de sécurité et de défense commun entre les États; l’élaboration des principes de coopération en matière judiciaire, migratoire, environnementale et de développement durable; l’institution d’une citoyenneté communautaire. 

S’agissant des évolutions futures de la Communauté, le projet de Traité œuvre la possibilité à la CEEAC de fusionner, le cas échéant, avec d’autres organisations de l’espace Afrique centrale dans le but de constituer une seule communauté unifiée. 

Perspectives 

Au niveau des institutions communautaires, le projet de Traité envisage le passage du Secrétariat général à la Commission. Cela, afin de lui permettre d’être en capacité de répondre aux nouveaux défis à relever. 

Aussi, il donne une nouvelle fonctionnalité au Comité des Représentants Permanent (COREP). Il tient également en compte la Cour de Justice et la Cour des Comptes. Ce, dans le but de permettre à ces juridictions de jouer désormais leur rôle d’accompagnement d’une communauté de droit. 

En outre, le projet de traité intègre le mécanisme du Conseil de Paix et de Sécurité (COPAX) ; et son processus décisionnel dans le dispositif institutionnel de la CEEAC. 

Il tient compte de la nécessité de l’assurer de façon harmonieuse à l’Architecture de Paix et de Sécurité (AAPS) de l’UA. 

Cependant, les États membres sont conviés à apurer leurs arriérés de cotisation.

Judith Asina

 

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