Face aux menaces de mort: Dr. Mukwege appelle à la justice, la coexistence pacifique et à la paix.

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Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de paix 2018

Les cycles de violences et de représailles ne profitent qu’à ceux qui cherchent à maintenir le chaos en RDC pour mieux piller. Dr. Denis Mukwege lance un appel à la justice, à la coexistence pacifique et à la paix.

Dr. Mukwege et sa famille subissent des menaces de mort après sa dénonciation des massacres de Kipupu à Mwenga au Sud-Kivu. Une situation qui l’a poussé à faire cet appel à la paix.

Il estime que préconiser la création d’une juridiction spéciale pour juger les crimes au Congo fasse peur à certaines personnes. Il s’agit de ceux qui déversent leur haine sur les réseaux sociaux en opposant les uns aux autres. Chose qui se fait souvent sur base de mensonges. Pour Dr. Mukwege :

« La réconciliation entre les peuples ; et l’instauration de réparations pour les victimes ne peuvent se faire sans que nous recherchions, sans relâche, la vérité ».

Et d’ajouter :

« Dire la vérité, c’est le début du changement. Ce qui est valable pour une victime de violences sexuelles comme pour une victime de guerre ; de génocide ou de n’importe quel traumatisme ».

Selon Dr. Mukwege, aucune malversation intellectuelle, aucune menace; aucune utilisation de la peur ; ne l’empêchera de s’exprimer sur la réalité des atrocités que vivent les populations de la RDC. Il joint à cela, les séquelles tous les jours dans l’hôpital de Panzi, à Bukavu.

Depuis 2012, après deux tentatives d’assassinat, il continue de recevoir des menaces de mort. Aussi, il vit dans l’hôpital sans pouvoir en sortir sauf lors de ses voyages à l’étranger. Dr. Mukwege se demande :

« Qui a intérêt à m’assassiner ? Pourquoi ma recherche de la vérité et mon désir de justice dérangent? »

Une coexistence sans distinction

Il indique que la recherche de la vérité est un processus extrêmement difficile. D’où, il comprend que des gens ayant choisi un camp l’attaquent et menacent. Ce qui n’est pas son cas, puisqu’il combat la disparition de tous les massacres du pays. Car, chaque massacre est un massacre de trop.

Aucune vie n’a plus de valeur qu’une autre. Par le serment d’Hippocrate, dit Dr. Denis Mukwege, il a décidé de dédier sa vie à aider le prochain. Cela, sans distinction de classes sociales, de genre ou d’origines ethniques.

« Nous continuerons toujours à répondre à la violence par l’amour », résout-il.

Judith Asina

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