Coopération: La Tunisie en phase de booster les échanges économiques et humains avec la RDC

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La deuxième édition du « forum économique tuniso-congolais »  se déroule depuis mardi 11 février 2020 à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Rencontres B to B, échanges fructueux, sont au programme de ces deux jours d’activités, en vue de contribuer à atteindre des objectifs à la hauteur des relations de ces deux pays.

Mr. Bouzekri Rmili, Ambassadeur de la Tunisie en RDC indique pendant ces cinq dernières années, les échanges commerciaux n’ont jamais dépassé, 5 millions de USD. Il est confiant :

j’espère que ce forum pourra contribuer à atteindre des objectifs à la hauteur de nos excellentes relations bilatérales’’.

Pour lui, il faut que du côté institutionnel soit stimulé les échanges économiques par un cadre juridique idoine, des mécanismes adaptés et des procédures fiables. L’absence de connexion maritime et aérienne entre les deux pays est considérée comme un handicap majeur à la croissance de la coopération économique. À cet effet,

la compagnie « Tunisair » étudie la possibilité de mettre en place un vol régulier entre Tunis et Kinshasa. Ce qui permettra de booster les échanges humains et commerciaux.

La stratégie des autorités tunisiennes est de créer véritablement les conditions d’un partenariat sus-sud durable et solidaire et inventer un label de coopération propre à l’Afrique. Il déclare :

je voudrais exprimer la disposition de la Tunisie à consolider ses échanges commerciaux et renforcer la coopération technique avec la RDC dans tous les domaines’’.

Car, ce pays a orienté et diversifié depuis quelques années, sa politique étrangère en faisant de l’Afrique, en plus de l’espace européen, un de ses axes prioritaires. Le pays dispose d’atouts dans de nombreux secteurs et segments de services à forte valeur ajoutée, tels que le tourisme médical, l’enseignement supérieur, l’ingénierie et le conseil, qui lui permettraient de capter une part non négligeable de marchés subsahariens en pleine expansion.

Mr. Mounir Mouakhar, Président de la chambre de commerce et d’industrie de Tunis a remercié les quinze entreprises tunisiennes présentes à ce forum. Actuellement, dit-il, le commerce extérieur tunisien fait à peu près 71 % des exportations sur l’Europe. Aujourd’hui, il y a d’excellentes opportunités sur lesquelles la RDC et la Tunisie doivent travailler.  Il invite les congolais à venir en Tunisie où un arsenal d’expertise est mis en place pendant ces dernières années, à la fois sur le plan industriel et de la formation professionnelle. En matière de santé par exemple, la Tunisie propose des opportunités très importantes. Comme la Tunisie abritera du 11 au 13 décembre 2020 le sommet de la francophonie, il est possible d’organiser des évènements économiques pour développer le monde francophone des entreprises.

La RDC ouverte

Julien Paluku, Ministre de l’Industrie a présenté deux stratégies développées par le Gouvernement congolais pour attirer les investisseurs. Il s’agit en premier de la création des zones économiques spéciales  qui doivent être disséminées à travers le pays. Lesdites zones  sont partagées en six espaces industriels en vue d’attirer les investisseurs étrangers et nationaux avec comme facilités selon qu’on est soit développeur de la zone, soit d’entreprise qui va travailler dans la zone. Les investisseurs développeurs ont jusqu’à 20 ans d’exonération. Pour les entreprises qui viennent s’installer dans la zone, c’est jusque 10 ans d’exonération avec une évaluation tous les cinq ans. L’idée est de permettre à la RDC de devenir un pays producteur. Mais si la production qui provient de la zone économique découle du marché intérieur, il faudra créer la TVA.

L’autre stratégie consiste à  la création de corridor de développement industriel. Il précise : « tous les membres du Gouvernement sont sur tous les chantiers pour mobiliser toutes les énergies et dire à la face du monde que la RDC a souvent été mal vendu ».

Albert Yuma, Président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) renseigne qu’en 2019, l’activité économique en RDC a fléchi par rapport à l’année 2018 suite à la baisse des prix des matières premières. En effet, le taux de croissance économique a atteint environs 4,6 % par rapport à 5,8 % en 2018 du à la chute des coûts des matières premières.

Cependant, la croissance économique de la RDC est supérieure à la moyenne des pays subsahariens. Voilà pourquoi, il faut renforcer la résilience de l’économie, accroitre les investissements privés tant nationaux qu’étrangers. Ce, à travers notamment le secteur agricole, industriel dont le pays s’est engagé. Cette diversification devra reposer sur un cadre de règlementation plus favorable aux activités économique et de commerce.

Imani

 

 

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