Commission paritaire: CONEPT dénonce des tractations pour le retour de la paie des enseignants par les parents

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La Coalition nationale de l’éducation pour tous en RDC (CONEPT/RDC) tire la sonnette d’alarme. Elle dénonce des tractations en catimini à Kisantu, pour que les parents reprennent la prise en charge des enseignants.

 

La commission paritaire Gouvernement-Banc Syndical a repris depuis jeudi 28 octobre 2021 à Kisantu, au Kongo Central.

Cependant CONEPT s’inquiète de certains signaux qui lui parviennent de ces assises. Selon l’organisation, un groupe de syndicats et syndicalistes se sont réunis en informel avec le SECOPE ; et quelques membres du Cabinet du Ministère de l’EPST. Il était question de proposer le retour que les parents reprennent la prise en charge des Enseignants dans le secondaire. Ce, dans le but de répondre aux revendications des Enseignants. Le montant proposé arriverait jusqu’à 250 dollars à charge des ménages dans certains cas.

Si ces tractations aboutissaient à une approbation, dénonce Conept, le Gouvernement et les syndicalistes porteront à jamais des lourdes responsabilités.  Il s’agit notamment de Remettre en dehors de l’école des millions d’enfants qui ont repris le chemin de l’école ; aggraver les disparités de traitement entre enseignants ; alors qu’ils ont, dans leurs cahier de revendication, l’élimination des zones salariales.

CONEPT demande de ne pas asphyxier les parents

Plutôt que d’asphyxier les parents, le Gouvernement devrait plutôt recourir à certains financements innovants.  Par exemple, une quotité́ des redevances minières perçues par le Fonds minier pour les Générations futures ; une quotité́ de la taxe de Promotion de l’industrie à rétrocéder par le FPI ;  une quotité́ dans les fonds perçus par le FONER ;

Aussi, Conept propose-t-elle des redevances dédiées à l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication (ARPTC) ; une quotité́ dans les frais perçus par L’Office de gestion des frets multimodales (OGEFREM) ; Des frais de contrôle à l’importation que perçoit l’Office congolais de contrôle (OCC).

Judith Asina

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