Bukavu : Table ronde de l’AFEM sur les violences basées sur le genre

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Les engagements des participants pour lutter contre les violences faites à la femme

L’Association des femmes des médias (AFEM) a organisé une table ronde sur les violences basées sur le genre. L’activité s’est tenue vendredi 10 décembre 2020 à Bukavu, Chef-lieu du Sud-Kivu, une province de l’Est en RDC.  

C’est en marge de la clôture de la campagne de 16 jours d’activisme qu’AFEM a tenu à organiser cette table ronde. Objectif ? Partager les expériences sur les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) ; et recueillir les engagements des participants pour lutter contre les violences faites à la femme. 

Pour ce faire, AFEM a réuni des leaders religieux et communautaires ; les responsables des organisations défenseures des droits humains ainsi que les chevaliers de la plume et du micro.

En effet, les panelistes sont revenus sur les différentes sortes des violences auxquelles  font face les femmes ; les acteurs impliqués et stratégies ou mécanisme de lutte.

Il s’agit de coutumes rétrogrades, qui sont les plus grands éléments favorisant la discrimination des femmes dans la communauté. Ce qui fait vivre la femme dans un esclavagisme sous-entendu. Car, elle n’est pas considérée comme l’homme dans la famille. Alors, elle tombe dans la violence notamment physique, morale, domestique, économique, sexuelle, sanitaire et éducationnelle. 

Situation qui vulnérabilise la femme

Partager les expériences sur les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG)

Pour les panélistes, cette situation vulnérabilise la femme. Ainsi, elle se retrouve dans l’obligation de subir tout. Quelques fois, elle ne dénonce pas suite aux déceptions prolongées dont elle est victime. 

Aussi, la femme n’a pas accès à l’héritage pendant que c’est garanti par la constitution. Elle est également victime des kidnappings à cause de l’insécurité. Sans compter les maris qui tuent leurs femmes pour des choses de moindre valeur ; forcées de faire les actes sexuels dans leurs propres foyers ; accusées de sorcellerie dans la communauté ; abandonnées et discriminées  par leurs belles familles et leurs maris, obligé de subir la polygamie. 

Les victimes appelées à dénoncer

A en croire les panélistes, ce calvaire de la femme prend l’ampleur lorsque les victimes elles-mêmes ne dénoncent. Par ailleurs, d’autres ne connaissent pas leurs droits.  

Cependant, la communauté semble être complice et la justice ne fait pas correctement son travail. Cette dernière, est accusée de ne pas punir les auteurs des VBSG puisqu’elle préconise l’argent.

En vue de réduire les VBSG, la communauté est appelée à s’impliquer, ainsi que les autorités à tous les niveaux ; les parents ; les acteurs sociaux et défenseurs de droits humains.

Les panélistes s’engagent pour le genre

Après les exposés des panelistes et participants se sont engagés à intensifier les sensibilisations à tous les niveaux. En somme, ils ont résolu de combattre toutes violences à l’égard des femmes ; d’accompagner et amener les victimes à dénoncer et contraindre la justice à punir les bourreaux selon les lois de la République.

Présent à cette activité, Cosmos Bishika, Ministre provincial du genre a promis d’accompagner cette lutte. Il a réitéré l’engagement et la volonté du Gouvernement provincial dans la lutte contre les violences faites à la femme. 

Louise Busane

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