Bukavu: consternation après la mort d’une dizaine de personnes dans un éboulement de terre

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Déploiement et recherche des survivants

Lundi, 20 juillet 2020, c’était la consternation à Bukavu, dans le Sud-Kivu en RDC. Un éboulement de terre a causé la mort d’une dizaine de personnes à Bukavu, vers l’Athénée d’Ibanda. La scène s’est déroulé sis avenue Saïo, lorsque des femmes s’évertuaient, pour la survie, à aplanir une parcelle. 8 corps dont 6 femmes et 2 hommes sont Jusque là déterrés.

Cet endroit est, selon David Cikuru, Président urbain de la société civile, réputé d’inadapté à la construction. Sept mois plus tôt, trois étudiants ont perdu la vie sur le même perchant dans une parcelle voisine. Ils étaient engloutis dans les mêmes circonstances non loin du complexe scolaire espoir 2, situé près de ce lieu.

Des femmes transportaient des terres. De l’autre côté, six hommes creusaient, pour aplanir le terrain. C’est au moment de cette rotation que s’est produite la scène. 

En effet, la terre a englouti tous ceux qui étaient sur le lieu.

Lieu du désastre

David Cikuru s’exclame :

« C’est la consternation dans toute la ville ».

Le Président urbain de la société civile précise que le drame s’est déroulé dans une ancienne parcelle cadastrée. Toutefois, il y a des désordres dans l’octroi des terrains.

A cet effet, l’autorité provinciale promet des sanctions à ceux qui ont livré les documents de construction, et au propriétaire de la parcelle.

Le chef du quartier Ndendere, Albert Migabo Nyagaza déplore cette situation due, selon lui,  aux constructions anarchiques.

Rappel

Catastrophe à Elakate. Image tiers
Catastrophe à Elakate. Image tiers

Cette situation intervient à l’expiration du délai de 8 jours accordé aux constructeurs anarchiques du Cimetière de la Ruzizi.

En tant qu’acteur de la société civile, Cikuru demande que l’état prenne ses responsabilités.

Il dénonce que les gens construisent aux cimetières. Cependant, les nouvelles délimitations montrent qu’il y a des autorisations pour continuer à construire. D’où son regret :

« Les gens sont morts et l’état a promis de prendre des dispositions. Promesse jusque-là non réalisée ».

Il faut rappeler qu’en février dernier, 36 autres personnes sont  mortes dans les mêmes circonstances. C’était à Elakate, un autre coin de la ville de Bukavu.

Il se fait que les gens aient reconstruit sur le même lieu. Et Ceux qui autorisent la construction sont des services habilités.

Cikuru martèle :

« Il faut des sanctions contre tous ceux qui sont impliqués dans l’octroi des parcelles sur des sites impropres. C’est notamment les services de cadastres et urbanisme ».

Joseph Manegabe

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