Bukavu: AFEM accuse les services de sécurité des menaces et arrestations des journalistes

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L’association des femmes des médias (AFEM)  dénonce les arrestations et menaces portées contre des journalistes de Bukavu et du Sud-Kivu en général. L’organisation pointe principalement du doigt, les services de sécurité et l’Agence National de Renseignement (ANR).

L’AFEM l’a déclaré au cours d’un point de presse tenu à son bureau de Bukavu, mercredi 23 Septembre 2020. Ainsi, cette situation préoccupe l’organisation. D’où, elle condamne avec la dernière énergie le comportement de certains éléments de service de sécurités et de l’ANR. Ces derniers s’adonnent à intimider les professionnels des médias, qui, pourtant se trouvent en plein l’exercice de leur profession.

Pour AFEM, ces actes crachent sur la liberté de presse. Elle cite entre autres le cas de Prisca Bukaraba, Directrice de la radio Irina FM invitée au bureau de l’ANR et retenue pendant plusieurs heures. Cela, sous prétexte du non payement de taxe de l’exercice 2019-2020; Thaïs Bagula, Directeur de la radio Maendeleo pour tribalisme dans la diffusion du dossier 100 jours de vital Kamerh; Justin Murhula de la presse écrite Debout RDC; Tamunyeke Lubunga correspondant rural de Mama radio et Journaliste à la radio communautaire d’Uvira séquestré et dépossédé de tous ses biens.

En effet, AFEM qualifie ces actes d’intimidations contre les chevaliers de la plume. Selon elle, il n’est pas normal que ces éléments de l’ordre passent contre les droits des citoyens. Alors que la constitution de la RDC leur garanti lesdits.

AFEM: Interpellation aux uns et des autres

Association des Femmes des Médias
Association des Femmes des Médias

Julienne Baseke, Coordinatrice de l’AFEM précise que la place des journalistes n’est pas dans les cachots et prisons.

En conséquence, elle dit non aux menaces contre les prestataires et professionnels des médias dans l’exercice de leur profession.

Toutefois, elle recommande aux journalistes d’exercer leur travail dans le respect du code et déontologie du métier.

Aux Autorités de prendre leur responsabilité en main et mettre fin à toutes les intimidations et menaces que subissent les professionnels des médias. Il est question de leur laisser la liberté d’exercer le travail quotidien sans inquiétudes. Car, il s’agit d’un droit conforme à la loi, et  non une faveur.

AFEM dit non à la tendance des personnes mal intentionnées, de vouloir faire taire certaines maisons de presse de Bukavu.

Louise Busane.

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