Barrage hydroélectrique de Busanga: le Gouverneur du Lualaba accusé de défier le Président de la République

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Village de Busanga. Image/Tiers

Le Gouverneur du Lualaba, a ordonné la destruction des maisons au village 48 heures, situé près du barrage hydroélectrique de Busanga. Neuf organisations de la société civile dénoncent cette action qui défie la décision du Président de la République.

En effet, ces organisations signalent la présence du ministre provincial de l’intérieur et de la sécurité du Lualaba ; dix jeeps de la police nationale congolaise ; un camion dix roues de FARDC et deux engins de la Sicohydro.  Depuis samedi 3 septembre 2020, il est procédé à la démolition des maisons et barricade du village 48 heures. Les populations, femmes et enfants sont tous jetées dehors et laissées sans logements.

Ainsi, ces organisation dénoncent l’utilisation abusive et en cours des forces de l’ordre et de la police nationale. Ce, alors que les questions de délocalisation et d’indemnisation des populations doivent impérativement faire l’objet du dialogue sociale entre parties. D’autant plus que l’utilisation de la force est une menace au respect des droits de l’homme pour la RDC.

Appel au Président de la République

Barrage de Busanga
Barrage de Busanga

En somme, elles demandent Président de la République d’ordonner l’arrêt immédiat de la démolition de ces maisons. Le Chef de l’Etat est appelé à instruire le Gouvernement Provincial du Lualaba d’engager un dialogue avec les communautés impactées.

Aussi, doit-il mettre en œuvre la feuille de route de la société civile. Elles rappellent qu’une copie de ladite feuille de route se trouve sur sa table depuis le 1er septembre 2020.

Des craintes au Lualaba

Freddy Kasongo, membre de la coalition Mwangaza regrette ce forcing. Il craint que l’énergie électrique qui sera produite à Busanga soit considérée comme celle de sang ou de conflit. Puisque créée dans des conditions de violation des droits humains !

Par ailleurs, Donat Kambola note:

« Tout silence ou indifférence de la part de la haute autorité du pays face à ces violations de droits de l’homme ; surtout que cela est fait avec la bénédiction des autorités provinciales, est un mépris aux lois du pays ; et aux initiatives internationales auquel la RDC et la Chine ont souscrit ».

Quid des organisations ?

Il faut souligner que ces organisations sont : African Resources Watch (AFREWATCH) ; Cadre de Concertation de la société Civile de l’ITURI (CDC) ; Centre Congolais pour le Développement Durable (Coded) ; Initiative de Bonne gouvernance et Droit Humain (IBGDH) ; Mouvement pour les Droits de l’Homme et la Réconciliation (MDR) ; Observatoire d’Etudes et d’Appui à la Responsabilité Sociale et Environnementale (OEARSE) ; Organisation pour la Protection de l’Environnement et le Développement Durable (OPD) ; Réseau Ressources naturelles – Katanga (RRN – KAT ) ; Caritas Kolwezi

Judith Asina

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