Agnès Sadiki : « les conséquences de la hausse des denrées alimentaires s’observent davantage chez la femme »

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Agnès Sadiki (Ph. tiers)

La flambée des prix des denrées alimentaires qui s’observe ces derniers temps en RDC, a encore plus de conséquences chez la femme. Pour cause ? C’est la gent féminine qui gère le panier de la ménagère. D’où, la famille ne sait plus comment nouer les deux bouts de la journée.

 

Agnès Sadiki, une femme leader du Sud-Kivu l’a dit à votre média au cours d’un entretien. Elle parle des trois conséquences de la surchauffe sur le marché.

Pour elle, les conséquences de la hausse des prix des denrées alimentaires sont davantage chez la femme ; puisque c’est elle qui gère le panier de la ménagère et va au marché. « Aujourd’hui c’est intenable », regrette-t-elle.

Elle dit être en contact permanent avec les femmes de toutes les catégories au Sud-Kivu. Car, il faut voir le thermomètre d’une vie sociale qui est le panier de la ménagère.

D’abord, les familles ne savent plus survivre et nouer les deux bouts de la journée avec la hausse des prix denrées alimentaires.

Par exemple, les familles qui mangeaient trois fois par jour, mangent aujourd’hui une fois. Ce qui s’appelle « Karibu na kesho » (la veille du lendemain en swahili). Il s’agit de manger tard parce qu’elles ne savent plus avoir deux ou trois repas par jour.

Ensuite, il y a la jeune fille qui est plus exposé à cette hausse des prix. Car, quand elle n’a pas à manger, elle recourt à toutes les méthodes qui se présente.

‘’Elles m’ont livré un secret en disant qu’elles recourent maintenant à « Kisacochi », c’est-à-dire le papa d’autrui. L’idée étant de compléter ce qu’elles manquent dans sa famille’’.

La dernière conséquence consiste à la malnutrition où le taux a suffisamment augmenté en ville ; tout comme dans les milieux ruraux.

Selon elle, il y en aura encore davantage des conséquences si les autorités ne s’y penchent pas.

Agnès Sadiki propose des solutions

A en croire Agnès Sadiki, il est grand temps pour les femmes de se consacrer à l’agriculture : avec les espaces qui existent encore. Elle interpelle,

‘’Cultivons nos champs, consommons ce qui peut encore l’être bien que ce soit une solution palliative’’.

Selon elle, la solution durable se trouve chez les autorités ayant l’économie dans leurs attributions pour réglementer les prix. Puisqu’aujourd’hui chacun fixe son prix comme bon lui semble.

Judith Asina  

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