Afrique: le réseau Afrik@Cybersecurité a réfléchi sur la dette africaine et le numérique

0
559

« L’après covid-19 pour l’Afrique regards croisés, la dette africaine et le numérique à l’épreuve de la confiance collecte ». Tel est le thème autour duquel le réseau Afrik@Cybersecurité a organisé une vidéo conférence, en juillet 2020.

L’après covid19, n’est-t-il pas une nécessité  de construire d’abord une souveraineté numérique afin de s’assurer de son développement ? C’est pour cogiter sur cette thématique qu’une dizaine de panelistes ont répondu positivement à cette rencontre du Réseau Afrik@Cybersecurité. A cet effet, la vision était concilier la vision du politique aux actions opérationnelles eu égard aux évolutions technologiques.

Objectif ? Participer de manière très active à l’effort collectif en vue de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) ; puis du calendrier 2063 pour l’Afrique.

Tour à tour, les panelistes ont apportés des éléments technologiques, des éléments économiques ; des éléments de gouvernance ; des éléments de sécurité et enfin des éléments juridique et des éléments de prospective. Mis ensemble, ces éléments donnent un sens au sujet, à savoir : « comment mettre en parfaite cohérence le contexte de la dette africaine et le contexte de la transformation numérique en Afrique ? »

Des exposés touchant au  Afrik@Cybersecurité

Chrysostome Nkoumbi-Samba
Chrysostome Nkoumbi-Samba

Parmi les panelistes figurait, notamment Chrysostome Nkoumbi-Samba, Président du réseau Afrik@Cybersecurité a mis l’accent sur : « La confiance c’est l’exemplarité, du dirigeant donc du politique qui fixe une direction claire ; sa vision ; et la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes ». Pour lui, la confiance est dans la démocratie qu’incarnent les élections à ses yeux.

A l’en croire, la confiance, repose sur la justice dans les choix ; la justice dans la conception même de la création de la richesse. Et, Il s’agit de mettre l’investissement de l’avenir avant la satisfaction du présent. Il a déclaré :

« Il est temps d’engager la transition numérique. La confiance, c’est à la jeunesse que les Etats doivent l’accordée ».

Il est revenu sur les propos du président Macky Sall : « Le jour où nous pourrons lever des fonds à un taux de 2 à 3% sur 25 ans à 30 ans ; l’Afrique pourra vraiment accélérer son développement».

Le numérique

Pour Chrysostome Samba, cet objectif ambitieuse est atteignable au regard du développement de la technologie. Ainsi, il a fait une recommandation aux dirigeants. Ce qui consiste à la création d’un observatoire d’alerte ; et de suivi de l’application des engagements permettant le service de la dette commerciale.

Selon Frank William Nzouetom du Cameroun,  le numérique constitue une part importante dans l’économie des pays qui ont su l’intégrer. Mais, cela passe naturellement par un cadre législatif ferme et contraignant. Question d’instaurer la confiance et permettre à la population d’aller vers le numérique. Ce, étant entendu que les données africaines sont hébergées à l’extérieur du continent.

De son côté, Jean-Louis Bissangilwa de la RDC a indiqué : « l’annulation de la dette peut être assimilée à une prime pour la mauvaise gouvernance plutôt qu’à une bouffée d’oxygène ». L’innovation doit permettre de payer le service de la dette et garantir les investisseurs. Cela, afin de lever des fonds à des taux très préférentiels.

L’après Covid-19

Pour le Capitaine Jean-Marius IBARA de la République du Congo : « il faut tout faire pour développer des compétences techniques en matière de cyber renseignement ou en matière de cyber sécurité ». Selon lui, il est important de sécuriser tous les échange dans l’après Covid-19. Car d’expérience, avoir les capacités d’aller chercher des informations pertinentes pousse à aller au-delà.

Judith Asina

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
22 ⁄ 11 =