Acquittement de Vital Kamerhe : un échec du programme de lutte contre la corruption du Président Tshisekedi (ODEP)

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Prof. Florimond Muteba, PCA de l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP)

Prof Florimond Muteba, PCA de l’Observatoire de la dépense publique (Odep) a réagit à l’acquittement de Vital Kamerhe, Directeur de cabinet honoraire du Président Tshisekedi. Il estime que c’est un échec du programme de lutte contre la corruption du Chef de l’Etat.

 

Il se dit déçu face à l’échec de ce programme. Car le Président de la République est venu en grande pompe, dire qu’il va lutter résolument contre la corruption. Cependant, la corruption a totalement caractérisé le programme de 100 jours. « Il vient de libérer tout le monde », dit-il.

Prof Florimond Muteba rappelle qu’il y a eu plus de 400 millions USD déboursés.

Ainsi dénonce-t-il :

‘’Nous avons vu quelques travaux des sauts de mouton dans la capitale ; mal conçus, mal construits et qu’on est en train d’entretenir tous les jours. Ensuite, il y a eu les projets des maisons préfabriquées qu’on ne voit toujours pas. En plus, Jammal avait transféré plus de 10 millions USD au Liban, en violation de toutes les lois et toutes les règles sur le blanchiment des capitaux. On a vu des écoles dont les coûts étaient surfacturés. Des écoles qui auraient pu couter au maximum 600 mille USD mais qui ont coûtés 3,200 USD par exemple’’.

Violation de la Lofip 2019

Selon prof Muteba, Il y a eu beaucoup de violations de loi des finances 2019. Parce que le programme des 100 jours est venu s’ajouter dans le budget des investissements que le Parlement avait voté. Donc, il fallait normalement un correctif budgétaire pour l’intégrer dans le budget de l’année 2020.

Ce programme a également violé les lois sur la passation des marchés. Globalement, c’est un tableau digne du film de : « le parrain de la maffia ».

Florimond Muteba parle d’instrumentalisation de la justice

Cependant, après avoir condamné Vital Kamerhe à 20 ans de travaux forcés et à 13 ans ; aujourd’hui, il est tout simplement blanchi. Cela traduit l’instrumentalisation de la justice qui est le grand problème de ce régime. D’autant plus qu’il veut s’arroger tous les pouvoirs.

‘’On achète les députés et sénateurs en utilisant la corruption ; on installe une cour constitutionnelle à sa botte ; et on met en poche tout le système judiciaire, toujours en utilisant la corruption. Puis on installe un bureau de la CENI en utilisant le même mécanisme. Maintenant pour boucler tout, on libère quelqu’un qui a été condamné de cette façon-là !’’

Pour lui, on est en train de cracher sur la mémoire du juge Yanyi ; et jeter la bouche sur tous les systèmes judiciaires pour juste des intérêts électoralistes. Pour cause ? garder le pouvoir.

Judith Asina

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