Accès à l’électricité : la RDC classée 45ème sur 52 pays en Afrique, regrette « Toboyi Molili »

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Barrage d'inga. Image/Tiers

La coalition « Toboyi molili » regrette que la RDC soit classée 45ème sur 52 pays africains en terme d’accès en électricité.  Elle s’est exprimée à l’occasion de la journée mondiale de l’énergie célébrée le 22 octobre de chaque année.

 

La coalition « Toboyi molili » s’est exprimée dans une déclaration à partir de Lubumbashi intitulée : « Oui à l’accès à l’énergie pour tous et ; Non aux violations des Droits fondamentaux des Communautés locales par les Promoteurs de Projets Hydroélectriques ».

L’organisation constate avec amertume que la RDC soit classée 45ème sur 52 pays africains. Ce qui est l’un des faibles taux d’accès du continent soit 17,15% suivant le classement de la Banque mondiale (BM).

De plus, elle regrette que 82,5% des congolais, soit plus ou moins 88 millions des congolais, n’accèdent pas à l’électricité́. Alors que c’est un droit fondamental que garanti les dispositions de l’article 48 de la Constitution.

La plateforme fustige la priorité́ qu’accordent les autorités à la mobilisation des ressources pour la réalisation du projet Grand Inga. Malgré que ledit projet est plus couteux et complexe ; en lieu et place des centrales solaire, éolienne et des micros centrales hydroélectriques. Ces dernières sont pourtant des solutions moins coûteuses et simples ayant fait leur preuve dans d’autres pays africains mieux classés.

Elle rappelle que le Président Felix Tshisekedi avait manifesté l’intérêt d’utiliser les énergie renouvelables. Ce, afin d’améliorer le taux d’électrification du pays de 9 à 30%. Cependant, il y a très peu de signes positif à cet effet.

Des atteintes aux droits des communautés locales

En outre, il y a les atteintes aux droits des communautés locales sans défense et ; à l’environnement dans certaines initiatives énergétiques au mépris de la législation en vigueur. Il s’agit notamment du projet Busanga dans la province de Lualaba avec la société́ Sicomines. Car pour résorber son déficit en énergie évalué́ à 170 MW, cette entreprise a construit le Barrage hydroélectrique de Busanga ; avec un coût social et environnemental très élevé́ pour les communautés locales. Ce qui a conduit entre autres : à la délocalisation d’une partie des habitants et des cultivateurs de Villages 48 Heures, Monga Luboza  et Kamalenge ; l’inondation de leurs champé      s et cultures ;

Des recommandations de « Toboyi Molili »

Pour en découdre, Toboyi molili fait spécialement des recommandations au Président Tshisekedi. Question de revoir à la hausse le budget du secteur de l’énergie dans le projet du budget 2022. Objectif ? Satisfaire le droit d’accès à l’énergie électrique pour tous.

Aussi, doit-il interpeller les décideurs impliqués dans les abus dont sont victimes les communautés de BUSANGA dans le Lualaba ; et d’Inga I et II dans le Kongo-Central.

Elle s’adresse également au Procureur près de la Cour de cassation.  En somme, il devrait ordonner l’instruction des diverses plaintes qu’ont déposées les membres des communautés locales délocalisées de Busanga.

Judith Asina

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