23 ans de Massacre de Kasika : la société civile du Sud-Kivu exige un tribunal spécial pour la RDC

0
338
Kasika (Ph tiers)

Le massacre de Kasika ne devrait pas rester impuni. 23 ans après, la société civile du Sud-Kivu exige l’érection d’un tribunal spécial pour la RDC.  

 

La société civile du Sud-Kivu se souvient de la date du 24 août 1998 comme si c’était hier. Pas question dit-elle, d’oublier, de tout pardonner. Surtout qu’il n’y a pas moyen d’effacer l’histoire.

Ainsi le Cadre de Concertation Provincial de la société civile du Sud-Kivu est descendu sur terrain pour commémorer cette journée. Au côté du Mwami, l’organisation se dit engagé dans la lutte citoyenne pour exiger réparation.

De ce fait, cette structure citoyenne exige la mise sur pied d’un Tribunal spécial pour le Congo ; et réparation aux filles et fils de Kasika.

Quelques faits sur le massacre de Kasika

Lundi 24 août 1998, les rebelles du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) ont massacré plus de 856 personnes à Kasika.  Il s’agit d’une bourgade située dans la chefferie de lwindi au territoire de Mwenga dans la province du Sud-Kivu.

Il faut souligner que la majorité de cadavres était essentiellement des femmes et des enfants. Elles étaient découvertes sur un trajet de 60 km depuis Kilingutwe jusqu’à Kasika. Les femmes étaient violées avant d’être éventrées à l’aide des poignards à partir du vagin. Des sources indiquent que plus de 833 personnes étaient massacrés sur ce lieu. Il s’agit notamment de la famille de François Mubeza, du mwami (roi en Mashi) de lwindi ; y compris lui-même et sa femme Yvette Nyanghe enceinte de jumeaux.

De sorte que dans la seule parcelle royale, il y a eu la découverte des 37 cadavres. Par exemple, à la paroisse catholique de Kasika, un abbé, quatre religieuses et plusieurs fidèles étaient tués.  Au total, plus de 116 personnes massacrées.

Dans la forêt avoisinant les villages de Kasika, le carnage a eu lieu sur plus de 400 personnes : hommes, vieillards, enfants et jeunes. C’était un endroit où les habitants dudit milieu se sont réfugiés. Un endroit appelé chez les Warega les ‘’Mangele’’ ou encore  ‘’Tupiengenge’’.

Judith Asina

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
25 × 2 =