22 ans de crime: Des congolais brisent le silence et exigent l’application du rapport mapping

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22 ans de crimes ; et 22 ans d’impunités ; plus 22 ans de silence complice de la communauté internationale face aux crimes en RDC. Soucieux de leur avenir, des congolais haussent le ton et demandent l’application des recommandations du rapport Mapping des Nations Unies.

« Comment les Nations-Unies et la communauté internationale peuvent laisser passer sous silence de si graves crimes. Alors qu’on peut qualifier certains de crime contre l’humanité ; de crime de guerre, voir même de crime de génocide ? ». C’est ce que dénoncent des congolais qui sont montés au créneau, dans une déclaration rendue publique le 3 août 2020.

Il y a 22 ans, ces citoyens congolais étaient massacrés dans leurs lits d’hôpital dans le Sud-Kivu. A cet effet, il y a eu des femmes enterrées vivantes ; et des fidèles incendiés en pleine culte ; des milliers des femmes violées avec extrême violence. 

Des Congolais dénoncent l’hypocrisie de la communauté internationale et l’inaction de l’Etat face aux crimes commis en RDC. Ainsi, ils décident de se mettre debout, pour exiger la mise en application des recommandations du rapport mapping. Une situation qui va marquer la fin de l’impunité au  pays.

A partir du 3 août 2020, ils ont lancé la campagne dénommée « debout mapping ». L’idée consiste à sensibiliser la population à se mobiliser pour  un tribunal pénal international pour le Congo. Mieux, la mise en place des chambres mixtes.

En effet, Cette campagne va s’étendre sur toute l’étendue du territoire national. Objectif ? Sensibiliser et mobiliser  les victimes ; les rescapés des différents massacres et tous les congolais en général  sur la nécessité de les voir briser le silence. Question d’exiger justice pour tous les crimes commis au pays. Ainsi, un plaidoyer sera mené afin que des monuments dignes soient érigés en mémoire des compatriotes massacrés en toute impunité.

Rapport Mapping, éviter la répétition de l’histoire

Selon ces congolais, le passé doit servir de levier pour un avenir meilleur.

Hier s’était les massacres de Makobola, Kasika, Mutarule, Kasai et autres. Aujourd’hui, c’est les massacres à Béni, Ituri et Fizi. Récemment, il y a eu des civils innocents tués à Kipupu dans le territoire de Mwenga. Ce, dans l’indifférence totale du Président de la République et du gouvernement congolais.

Cependant, le gouvernement n’a même pas eu le temps de formuler une petite phrase des condoléances. Ils s’indignent :

« Avons-nous vraiment encore une dignité ? ».

Pas plus tard que jeudi 30 juillet, un militaire de FARDC a tiré sur la population civile. Bilan ? 12 personnes tuées et plusieurs autres blessées. Pour ces congolais, le mal est profond. D’où, il faut agir le plus vite possible pour endiguer ce fléau.

Le malheur aujourd’hui, c’est la culture de l’impunité qui s’est installée comme mode de gouvernance au pays. En somme :

« Tous les auteurs des crimes commis en RDC quelle que soit leur origine, doivent répondre de leurs actes. Sans la justice,  la paix en RDC n’est sera jamais possible ».

Judith Asina

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