16 jours d’activismes : AFEM sensibilise les journalistes de Bukavu à la lutte contre les VSBG

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AFEM sensibilise les journalistes de Bukavu

À l’issue des 16 jours d’activismes, l’association de femmes des médias (AFEM) a organisé un point de presse; vendredi 4 décembre à Bukavu, dans le Sud-Kivu. Objectif ? Sensibiliser les journalistes sur comment relayer les messages visant à lutter contre les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG).

L’objectif de cette rencontre était de mobiliser et sensibiliser les médias, dans la prévention; la dénonciation ; la collecte et la canalisation des informations liées aux VSBG au Sud-Kivu, une province de l’Est de la RDC. 

Eliane Polepole, chargée des programmes à l’AFEM, et l’une des organisateurs est revenu sur le tableau sombres des cas des VSBG. Il s’agit de ceux perpétrés à  Mwenga, Luvungi et trois communes de la ville de Bukavu au cours de l’année 2020. En effet, plus de 170 cas de violences sexuelles ont été enregistrées dans la province du Sud-Kivu entre janvier et avril 2020. Cela, d’après le rapport d’enquête de l’AFEM publié le 4 mai dernier. 

Pour Julienne Baseke, coordinatrice de  L’AFEM au Sud-Kivu : “l’engagement des journalistes doit se   traduire dans leur approche et booster dans la lutte contre les violences sur toutes ses formes. L’ambition est de sensibiliser les journalistes car c’est une affaire communautaire”.

16 jours d’activismes et survivantes des violences sexuelles

L’assistance à la campagne

Elle souligne que les médias ont un grand pouvoir. Car, ils possèdent des armes puissantes, leurs plumes, leurs micros.

« Nous voulons les voir s’engager et s’investir dans cette lutte à travers leurs reportages ; leurs émissions ; les articles qu’ils vont devoir rédiger et publier », a-t-elle déclaré. 

Aussi, elle souligne que les médias ont également un rôle à jouer dans la collecte et la canalisation des informations. D’où, il faut savoir comment est-ce les médias peuvent  accompagner les survivantes, les victimes, à dénoncer et encadrer la dénonciation.

Il faut souligner que le rapport de l’AFEM de l’année en cours rapporte 324 cas de VSBG.  Des pratiques dont les femmes et filles ont été victimes au deuxième et troisième trimestre.

Joseph Manegabe

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